En fait, être touche à tout, ce n'est pas une qualité. C'est un poison. Un de ces poisons qui vous emprisonne, qui vous démolisse de l'intérieur. Qui vous pourrisse. Cela te choppe aux tripes, et ça te les enlève. Cela t'enlève toute motivation, toute espérance. Il ne te reste que ta coquille vide, sans rien d'autres que tes petites larmes pour te vider. Te vider de tout.
Pourtant, tu sais très bien que si tu arrêtes, que si tout lâche tout, tu vas tout gâcher. Gâcher ta vie, gâcher ton avenir, gâcher tes capacités. Et tu n'as pas envie de foutre en l'air toutes ces heures où tu as travaillé, où tu t'es donné à fond, où tu as lutté contre toi même pour y arriver.
Et là, tu te dis que tu as fait tout ça pour prouver aux gens que tu avais de la valeur. Au fond, on en revient toujours au problème de base : toi. Le fait que tu te sentes obligée de devoir toujours prouver aux autres ce que tu vaux, ce que tu es. Le fait que tu doives toujours te dire que tu as une certaine valeur. En fait, tout irait mieux le jour où tu comprendras que tu as de la valeur. Que ton être entier a de la valeur aux yeux de certaines personnes... Mais tes vieux démons ne cesse de te hanter. Toi qui voudrais avancer, te voilà pourchasser. Alors tu fuis en avant, tu t'imagines un futur, un futur que tu voudrais. Pour oublier que ton présent n'est pas encore réussi. Que tu as du chemin à parcourir. Tu fuis vers le futur pour oublier que tu n'as aucune confiance en toi. Le jour où tu verras que tu as de la valeur, alors tout ira mieux. Mais pour le moment, tu te laisses doucement sombrer. Et plus tu te débats, plus tu sombres. Et tu fais sombrer avec toi tout ce que tu as de beau dans ta vie. Parce que tu ne trouves rien d'autre à faire. Parce que tu ne voies pas comment faire autrement. C'est d'une stupidité affolante. Il faudrait que tu te laisses aller, que tu te laisses porter. Mais tu ne peux pas non plus. Il faut que tu contrôles tout, sinon tu as l'impression de ne servir à rien. Chercher des réponses à tout. Pour fuir tes propres réponses. Tu fuis ta propre voie, ta propre identité. Parce que tu as peur quand les tentacules t'attrapent. Pourtant, elles sont là pour te montrer qui tu es. A croire que tu n'es pas prête...
lundi 21 février 2011
jeudi 17 février 2011
37.
Les gens, vous me déprimez. Je me déprime toute seule.
Où allons-nous ? La jeunesse n'a strictement aucun but. Aucun motif pour se bouger. Alors, on fout le bordel dans la rue, dans nos vies. On sabote tout, de peur qu'un jour, quelque chose de bien nous arrive. On sabote notre propre avenir, parce qu'on se dit qu'on a rien à défendre, tout a déjà été fait. On ne voit pas que c'est nos vies que nous avons à défendre. On ne voit rien, aveuglés par la souffrance.
Plusieurs possibilités s'ouvrent alors à nous : soit nous nous bousillons tout seul lorsque nous voyons la vérité ; soit nous sombrons dans la drogue, l'alcool, les excès quel qu'ils soient. On tente d'oublier.
Et pourtant, tôt ou tard, il faudra bien qu'on se relève. Qu'on avance. Qu'on voit que tout n'est pas perdu. Et peut-être que ce jour-là, il sera trop tard... Je n'espère qu'une chose : qu'on se relève avant qu'il ne soit trop tard.
Où allons-nous ? La jeunesse n'a strictement aucun but. Aucun motif pour se bouger. Alors, on fout le bordel dans la rue, dans nos vies. On sabote tout, de peur qu'un jour, quelque chose de bien nous arrive. On sabote notre propre avenir, parce qu'on se dit qu'on a rien à défendre, tout a déjà été fait. On ne voit pas que c'est nos vies que nous avons à défendre. On ne voit rien, aveuglés par la souffrance.
Plusieurs possibilités s'ouvrent alors à nous : soit nous nous bousillons tout seul lorsque nous voyons la vérité ; soit nous sombrons dans la drogue, l'alcool, les excès quel qu'ils soient. On tente d'oublier.
Et pourtant, tôt ou tard, il faudra bien qu'on se relève. Qu'on avance. Qu'on voit que tout n'est pas perdu. Et peut-être que ce jour-là, il sera trop tard... Je n'espère qu'une chose : qu'on se relève avant qu'il ne soit trop tard.
samedi 12 février 2011
36.
Je suis de retour !
J'ai reçu un commentaire fort sympathique, de quelqu'un qui ne me connait visiblement pas, et qui adore mon blog ! Le genre de chose qui te fait te dire : "aah mais finalement, je fais pas que de la merde !"
Alors commençons bien la chose. J'ai survécu à Brest, j'ai survécu au passage de nos six mois d'amoureux. Mais survivrai-je au chaleur de mon chat ? La question est lancée. J'espère juste que les cachets feront véritablement effet en attendant que je trouve les fonds nécessaires pour une stérilisation, même si ça me fait mal au coeur de lui faire une telle chose ( phrase digne de Balzac, longue ).
Bon sinon, dans mon joyeux monde. Je découvre la joie d'un écran de 22pouces. Ô joie ! Ô gloire à mon homme ! Oui, parce que pendant de nombreuses semaines, ce fut un périple pour avoir la joie d'utiliser mon ordinateur. Mon ancien écran avait décidé de grésiller, de ne pas s'afficher correctement ou après de nombreux allumages. Il agonisait. Donc nous l'avons changé, pour cette merveille. Je ne préfère même pas raconté l'effet produit face à un jeu, face à un film. Gloire à nous !
Outre ce fait, je n'ai plus d'argent. Je négocie avec mon compte en banque et ma culpabilité d'avoir acheté des docs martens. Mais je le gère. Nos placards sont pleins, donc tout va bien. [ Le meurtre sur un félin ne saurait tarder, alors que j'écris ces quelques lignes ]. J'ai de plus énormément de travail, et une vie sociale qui commence à s'organiser. Ce n'est donc plus très évident pour moi d'écrire. Ce que je regrette, parce que j'adore ça. Mais je n'ai ni l'inspiration, ni le temps nécessaire. Je tente de lire mes livres pour la fac, d'étudier, et de survivre psychologiquement. J'ai toujours eu besoin de ces périodes de pauses. Et je pense aussi énormément à mon futur, proche ou lointain. Le doute plane sans cesse. Est-ce que j'ai choisi le bon métier ? Vais-je réussir ? Vu les temps qui court, cela risque d'être très difficile. Je me dis que j'ai le temps pour voir venir, mais j'ai toujours eu besoin d'un objectif pour réussir. L'objectif essentiel, c'est mon bonheur, et le foyer que nous essayons auquel nous essayons déjà de poser les bases.
Cela rend la vie plus vivante, passionnante, mais tout aussi fatigante.
Tout gérer devient difficile à long terme.
Je me rends compte que je viens d'écrire un pavé. J'espère que cela restera visible.
L'objectif principal, du moment et pour les jours qui suivent, c'est de terminer mon travail et de tenter de recoudre les gens auxquels je tiens. Que j'aime.
Bonne soirée à vous !
J'ai reçu un commentaire fort sympathique, de quelqu'un qui ne me connait visiblement pas, et qui adore mon blog ! Le genre de chose qui te fait te dire : "aah mais finalement, je fais pas que de la merde !"
Alors commençons bien la chose. J'ai survécu à Brest, j'ai survécu au passage de nos six mois d'amoureux. Mais survivrai-je au chaleur de mon chat ? La question est lancée. J'espère juste que les cachets feront véritablement effet en attendant que je trouve les fonds nécessaires pour une stérilisation, même si ça me fait mal au coeur de lui faire une telle chose ( phrase digne de Balzac, longue ).
Bon sinon, dans mon joyeux monde. Je découvre la joie d'un écran de 22pouces. Ô joie ! Ô gloire à mon homme ! Oui, parce que pendant de nombreuses semaines, ce fut un périple pour avoir la joie d'utiliser mon ordinateur. Mon ancien écran avait décidé de grésiller, de ne pas s'afficher correctement ou après de nombreux allumages. Il agonisait. Donc nous l'avons changé, pour cette merveille. Je ne préfère même pas raconté l'effet produit face à un jeu, face à un film. Gloire à nous !
Outre ce fait, je n'ai plus d'argent. Je négocie avec mon compte en banque et ma culpabilité d'avoir acheté des docs martens. Mais je le gère. Nos placards sont pleins, donc tout va bien. [ Le meurtre sur un félin ne saurait tarder, alors que j'écris ces quelques lignes ]. J'ai de plus énormément de travail, et une vie sociale qui commence à s'organiser. Ce n'est donc plus très évident pour moi d'écrire. Ce que je regrette, parce que j'adore ça. Mais je n'ai ni l'inspiration, ni le temps nécessaire. Je tente de lire mes livres pour la fac, d'étudier, et de survivre psychologiquement. J'ai toujours eu besoin de ces périodes de pauses. Et je pense aussi énormément à mon futur, proche ou lointain. Le doute plane sans cesse. Est-ce que j'ai choisi le bon métier ? Vais-je réussir ? Vu les temps qui court, cela risque d'être très difficile. Je me dis que j'ai le temps pour voir venir, mais j'ai toujours eu besoin d'un objectif pour réussir. L'objectif essentiel, c'est mon bonheur, et le foyer que nous essayons auquel nous essayons déjà de poser les bases.
Cela rend la vie plus vivante, passionnante, mais tout aussi fatigante.
Tout gérer devient difficile à long terme.
Je me rends compte que je viens d'écrire un pavé. J'espère que cela restera visible.
L'objectif principal, du moment et pour les jours qui suivent, c'est de terminer mon travail et de tenter de recoudre les gens auxquels je tiens. Que j'aime.
Bonne soirée à vous !
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