Ca fait tout de même un bon petit moment que je n'ai strictement rien écrit. Pourquoi ? Je n'en ai aucune idée. J'avance, inlassablement, dans ma vie. J'étudie, je sors, je découvre d'autres univers, d'autres vérités. Au fond, je découvre une nouvelle vie qui n'est pas pour me déplaire. Je n'ai pas envie de m'attarder sur les changements de ma vie. Ca a changé. C'est tout ce qu'il suffit de comprendre. Je mûris, encore. J'ouvre les yeux sur tout un tas de réalités que j'essayais vainement d'occulter.
Le premier exemple est mon refus de voir la connerie humaine. Ou plutôt de l'accepter tel quel. J'avais besoin d'une cause, j'avais horriblement besoin de cette relation de cause à effet. Et malheureusement, j'en ai toujours besoin. Peut-être pour tenter de justifier au moins quelque chose. Pour tenter d'apporter une réponse satisfaisante à ce qu'elle faisait. J'ai besoin de comprendre pourquoi elle fait ça, pourquoi ils font ça. Ce qui les motive, ce qui est inconscient, ce qu'on a loupé.
Comme on peut s'en douter, il n'y a aucune cause. Il serait peut-être temps que j'utilise le "c'est comme ça". Mais je ne peux pas. Pour moi, depuis que je suis petite, toute question a sa réponse. Et quand il n'y en a pas, ça me rends malade. Au fond, c'est là qu'on se rend compte que je me suis trompée de vocation : j'aurai dû faire psychologie plutôt que lettres classiques. Ou peut-être que l'idée de partir à la source me rassure. Aller à la source pour mieux comprendre.
Mais une question m'assaille de plus en plus : et si en arrivant à la source, il n'y a aucune réponse ? Et si au fond, il n'y a jamais de réponse ? Pourquoi part-elle en sucette ? Parce que. C'est peut-être la seule réponse que je peux avoir à cette question inlassablement répétée dans ma tête depuis des années. Comme si trouver toutes les réponses à toutes les questions dites sociales étaient ma raison de vivre. Trouver une réponse.
Et si je me rend compte qu'il n'y a aucune réponse, que ferais-je de ma vie ? Qu'adviendra-t-il de moi ? Resterai-je la même ? Qu'est-ce qui me pousse à faire ça ? A chercher une réponse ? Des réponses ?
Parfois, je me dis que j'ai un sérieux problème.
