mercredi 4 août 2010

30.

Journée appartement, ce peut être un titre pour cet article. J'ai passé ma journée au téléphone, pour ceci, pour un rien. Et je me rends compte que les gens rêvent absolument d'être riches, et c'en devient presque honteux. C'est écoeurant de voir cette course à la richesse. Et pourquoi ? Pour juste pouvoir se la péter auprès des autres, de dire de la merde, et se sentir au-dessus du reste du monde. J'ai jamais dit que je refusais d'être riche, j'aimerai l'être. Mais j'estime que si je gagne suffisamment d'argent pour subvenir à mes besoins, et qu'en plus je peux me permettre un voyage par an, alors je n'en demande pas plus. C'est quoi l'idée de louer un appartement de 20m² à 350€ mais qui ne tient plus debout, où les prises électriques disent merdes aux autres de travers, et où tout tombent en ruine ? De plus, dans un quartier qui n'est pas véritablement fréquentables. Là, il faut vraiment qu'on m'explique. Soit c'est moi qui cloche, qui ait des idées bien trop parfaites, ou bien trop naïves, soit ce sont les gens qui nous prennent pour des cons. J'opterai plutôt pour la seconde option.



L'autre chose qui m'a fortement frappé, c'est que les gens ressemblent à des animaux, des fauves. Les enfants courent partout en hurlant. Mais où se trouvent alors l'éducation parentale ? Quand je vois ça, j'ai tendance à m'offusquer. Qu'un enfant de trois ans le fasse, bon, à la limite, cela pourrait passer. Mais qu'un bambin de huit ans le fasse, là, je trouve cela moins passable. Pas du tout acceptable en fait. J'ai horreur de ça, de tout ce laisser aller de la part des gens. Les endroits publics deviennent invivables. J'ai de fortes tendances misanthropes qui ressortent forcément en plus fort pendant ces sorties sociétales. Tuez-moi bordel, tuez-moi, mais je remet pas les pieds dans un ikéa avant un bon moment !!

mardi 3 août 2010

29.

Il y avait toute cette haine en moi qui ne voulait pas partir. Elle se collait à moi comme un détritus. J'avais des envies de meurtres. De voir gicler le sang pour oublier à quel point j'avais mal. Horriblement mal. Mais je savais pertinemment que cela ne changerait rien à mon état. Je revoyais tout en boucle, sans cesse. Notre histoire. Rien ne pouvait annihiler ma souffrance. Sauf peut-être une souffrance encore plus grande. Encore une fois, j'avais été prise pour une conne. Encore une fois est un peu grand, ce n'était après tout que la seconde fois. Mais une fois de trop.



Je ne sais pas ce que je ressens. J'ai envie de t'étriper comme de te prendre dans mes bras. Je te hais autant que j'ai pu t'aimer. Bafouée. J'ai cette haine en moi, l'impression flagrante d'avoir été prise pour une conne. C'est horrible de se dire ça. J'ai eu l'espoir, le fol espoir,cet espoir que j'avais banni. A juste titre. Jamais je n'aurai dû l'avoir. J'aurai dû continuer à le bannir de ma vie. Je me sens trahie, meurtrie. D'avoir cru, encore une fois. Une fois de trop. Absurde. J'ai été absurde. Je deviens lunatique. Je pleure, puis je ris. J'oscille entre les deux. Et je continue ainsi de suite. C'était un accord commun, mais il a eu le temps de meurtrir mon cœur par des promesses absurdes. Moi qui avais donné ma confiance et tout ce que je pouvais donner. Cela non plus, ce n'était pas dans mes habitudes. J'ai ignoré mes propres barrières, j'ai transgresser mes limites. Je savais que je me brûlerai, elles étaient instaurées pour ça. Mais il a quand fallu que je le fasse. Une fois de plus, je suis complètement pathétique. Quelle conne ! Et maintenant, que dois-je faire pour me reconstruire, pour me retrouver ? Je ne mange presque plus, je ne dors que très peu. Alors, maintenant, puisque tu es si fort, donne-moi le mode d'emploi, donne-moi la direction à suivre pour y parvenir, toi qui est si fort...