J'ai pas envie de vous dire que tout va bien. J'en ai pas envie. Je suis stressée, je dors mal, j'angoisse. Je crise souvent. J'ai pas envie de vous dire que ça ne va pas. Parce qu'au fond, ça va. Je ne sombrerai pas à nouveau. Juste un coup dur. Une journée difficile. Comme celles à venir. Je mange tout et n'importe quoi, sans fin. Et je ne prends pas un gramme. Vive le stress. Vive le bac qui épuise. Vive les angoisses qui permettent de ne pas prendre un gramme. Ce week-end, je me fais une cure de bien-être. Révisions, café, série, lecture. L'amour, il viendra la semaine prochaine. Je fais un peu l'égoïste, je pense un peu à moi. Pour tenir le coup, et ne pas devenir invivable. Parce que c'est le cas quand je stresse beaucoup trop, comme c'est le cas. Je fume trop aussi, et je tousse. Je suis malade. Malade des nerfs, malade de vous. Ils me manquent, ma sérénité me manque, et il faut que je la retrouve impérativement.
Mais le plus étonnant, c'est qu'au fond, tout va bien. Tout va étrangement bien. Je suis heureuse, malgré tout. Comme quoi, une fois que le bonheur est ancré, sincère et solide, rien ne peut l'ébranler.
jeudi 27 mai 2010
lundi 24 mai 2010
20.
Je suis incapable de faire l'éloge du bonheur. Complètement incapable. Moi, l'éternelle cynique, pessimiste, et qui ne croyait en plus rien, croit à nouveau. Il est entré dans ma vie, et il a foutu un joyeux bordel. J'avais rien demandé, rien attendu, je ne croyais en plus rien. Et pourtant... Pourtant je voudrais dire à la terre entière à quel point je suis heureuse, à quel point j'ai trouvé l'équilibre qu'il manquait à ma vie. Je voudrais hurler qu'il m'est indispensable, et que si on me l'enlève, j'hurlerai à nouveau qu'on me le rende. Si fort, que les Enfers seront bien obligé de me le rendre, que la terre entière y sera obligée, pour vivre en paix. Non, je ne lâcherai jamais l'affaire en ce qui le concerne. Je me battrai, pour lui. J'obtiendrai ce qu'il me faut dans ma vie, j'atteindrai mes buts.
Qui aurait-cru que quelqu'un puisse me changer autant ? Je vous le redis, je ne ferai pas l'éloge du bonheur. Il m'est juste indispensable pour ma survie. Il est juste l'oxygène qui emplit mes poumons, et ce qui me fait suffoquer lorsqu'il s'éloigne. Il est juste ce qui me calme et ce qui m'angoisse. Le paradoxe ultime. Me l'enlever serait me tuer.
C'est dans ces moments-là où je trouve que le langage est terriblement réducteur, terriblement limité. Il faudrait l'étendre, il faudrait qu'on soit en moi pour sentir ce que je ressens à son égard. Mais c'est impossible, et je me retrouve dans des barrières linguistiques pour tenter de transmettre ce que je veux transmettre. Ces limites là me tue. Je ne peux exprimer ce que je voudrais, à cause de ce langage trop imparfait. Dire "je t'aime" est si commun, si réducteur... et pourtant nous n'avons que cela pour exprimer ce qui nous pèse sur le cœur.
Si vous pouviez voir à quel point je me sens amputée lorsqu'il est loin... Si vous pouviez sentir, ressentir, voir... Mais vous ne pouvez pas, et personne ne le peut. Je suis vouée à être bloquée dans ces barrières là, comme le mouton qu'on enferme en batterie. Mon enfermement à moi, c'est le langage. Et je n'ai rien trouvé de mieux pour m'exprimer, étant donné que la musique, la peinture ou n'importe quel art sont des matières que je ne parviens pas à maîtriser, ni même à comprendre.
Auparavant, j'aurai rit de toutes ces femmes tragiques, ou je n'aurai pas compris totalement ce qu'elles avaient ressenti lorsqu'on leur avait enlevé, supprimé l'objet de leur amour. Mais désormais, tout est limpide. C'est comme si je m'éveillais, et que je voyais la vérité, ce qu'il aurait fallu que je voie de tout temps. Il est en vie, il n'est pas si loin, et pourtant j'ai l'impression persistante qu'un bout de moi-même est partit... Je ne dirais pas que c'est fusionnel, parce que je n'aime pas ce terme. Je dirais que nous sommes, pour ma part, deux êtres distincts l'un de l'autre mais qui se complète à la perfection. Et là, je suffoque de tant d'absence...
Qui aurait-cru que quelqu'un puisse me changer autant ? Je vous le redis, je ne ferai pas l'éloge du bonheur. Il m'est juste indispensable pour ma survie. Il est juste l'oxygène qui emplit mes poumons, et ce qui me fait suffoquer lorsqu'il s'éloigne. Il est juste ce qui me calme et ce qui m'angoisse. Le paradoxe ultime. Me l'enlever serait me tuer.
C'est dans ces moments-là où je trouve que le langage est terriblement réducteur, terriblement limité. Il faudrait l'étendre, il faudrait qu'on soit en moi pour sentir ce que je ressens à son égard. Mais c'est impossible, et je me retrouve dans des barrières linguistiques pour tenter de transmettre ce que je veux transmettre. Ces limites là me tue. Je ne peux exprimer ce que je voudrais, à cause de ce langage trop imparfait. Dire "je t'aime" est si commun, si réducteur... et pourtant nous n'avons que cela pour exprimer ce qui nous pèse sur le cœur.
Si vous pouviez voir à quel point je me sens amputée lorsqu'il est loin... Si vous pouviez sentir, ressentir, voir... Mais vous ne pouvez pas, et personne ne le peut. Je suis vouée à être bloquée dans ces barrières là, comme le mouton qu'on enferme en batterie. Mon enfermement à moi, c'est le langage. Et je n'ai rien trouvé de mieux pour m'exprimer, étant donné que la musique, la peinture ou n'importe quel art sont des matières que je ne parviens pas à maîtriser, ni même à comprendre.
Auparavant, j'aurai rit de toutes ces femmes tragiques, ou je n'aurai pas compris totalement ce qu'elles avaient ressenti lorsqu'on leur avait enlevé, supprimé l'objet de leur amour. Mais désormais, tout est limpide. C'est comme si je m'éveillais, et que je voyais la vérité, ce qu'il aurait fallu que je voie de tout temps. Il est en vie, il n'est pas si loin, et pourtant j'ai l'impression persistante qu'un bout de moi-même est partit... Je ne dirais pas que c'est fusionnel, parce que je n'aime pas ce terme. Je dirais que nous sommes, pour ma part, deux êtres distincts l'un de l'autre mais qui se complète à la perfection. Et là, je suffoque de tant d'absence...
lundi 10 mai 2010
19.
Tu es comme une drogue,
Lente, insatiable, dangereuse
Tu es entré dans mon sang
Tu as pénétré mon cœur
Et le manque survient.
Tu es comme l'enfant,
Rieur, jovial, bon vivant,
Tu as passé la porte
Tu as fait chavirer mon cœur
Et le bonheur survient.
Tu es comme un nuage,
Lointain, mystérieux, volage,
Tu as volé mon âme,
Tu as pris le large
Et la tristesse survient.
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