lundi 26 avril 2010

18.

Le monde m'effraie. Par tant d'égoïsme. Pourquoi est-ce si dur de partager, ne serait-ce qu'un sourire ? C'est si difficile que ça de sourire aux gens ? Ils ne sont pas responsables pour la plupart de nos emmerdes, ni de ce qui nous fait mal. En général, ce n'est qu'une seule personne, la responsable. Et souvent, elle se défile par lâcheté. Mais le monde entier doit-il pâtir à cause d'une seule personne qui nous fait mal ? Ne vaut-il pas mieux, après avoir essayer de la comprendre, d'accepter, de se révolter, de l'abandonner dans un coin de sa vie ? Ce n'est pas de la lâcheté, c'est juste qu'il faut tout de même se préserver un peu, non ? J'ai bien compris qu'on ne pouvait pas aider le monde entier, ou alors pas de la façon dont je pensais. On peut le soutenir, on peut compatir, on peut avoir de l'amour pour son prochain et rester insensible à ses attaques. Mais on ne peut le forcer à devenir quelqu'un d'autre, à prendre le chemin que nous voudrions. Nous pouvons seulement aimer la terre entière, dans son ensemble, ainsi que tous les êtres-vivants. Nous ne pouvons porter tout ça sur nos épaules, mais nous pouvons être présent pour les êtres qui nous entourent, en étant solide soi-même. Nous n'allons pas mieux parce que nous avons aidé notre prochain, nous n'apaisons pas nos peines. Nous l'aidons parce que nous allons bien, parce que nous sommes serein. Ce n'est pas une rédemption totale que d'aider l'autre, il faut être en accord avec soi-même pour assumer complètement les conséquences de cette aide apportée. Il faut être solide soi-même pour aider son prochain, et non pas l'inverse. Nous ne pourrons jamais l'aider complètement en étant démoli.
Le partage est alors possible. Offrir un sourire à un inconnu est un partage. Et c'est gratuit. Le partage n'a jamais rien coûté. Pourquoi devrait-on calculer pour les gens que l'on aime ? Pourquoi devrait-on compter tout court ? C'est quoi l'intérêt ? Je ne parle pas d'argent, je parle d'un sourire, d'une fleur, d'un rire... De toutes ces petites choses qui font parties du quotidien. Pas d'autres choses. L'égoïsme en a tué plus d'un, le partage en a fait vivre plus d'un...


mardi 20 avril 2010

17.

Enterrement du matin, bonjour. Enterrement du soir, bonsoir...

Je ne sais pas où cela nous mènera. Au fond, je ne me pose pas la question. L'avenir le dira. Et j'ai envie de profiter de chaque moment, de chaque instant à fond. Parce qu'on a qu'une vie. Et que le bonheur est un travail de longue haleine, alors je ne vois pas l'intérêt de me poser trop de questions maintenant, à ce stade. J'ai besoin de concentration pour arriver au bac sereine, et réussir. Réussir dans les buts que je me suis fixée. La vie est bien assez dure comme ça par moments... Là, tu es mon oxygène, mon air frais dont j'ai tant besoin. Alors, je ne vais pas tout gâcher avec mes questions inutiles. J'ai laissé la fenêtre ouverte, pour que tu puisses rentrer, toi, mon oxygène...




mardi 13 avril 2010

16.

" Cette histoire est vraie puisque je l'ai imaginé d'un bout à l'autre " VIAN.

L'histoire de ma vie, c'est un peu ça. Enfin, non. Les gens, c'est un peu ça. Je m'explique. J'ai l'impression de vivre dans un monde, dans une ville, où tout le monde se connait, et où il n'y a que des convenances. Tout le monde se dit bonjour par convenances. Et souvent, ils n'attendent pas la réponse à leur "ça va?" lancé rapidement. Quel intérêt de demander si ils n'attendent pas la réponse ? Quel intérêt à classer les gens par catégories ? J'en ai marre de toute cette masse inintéressante, j'en ai marre de toute ces convenances sociales, j'en ai marre de tous ces mensonges... Marre. J'étouffe. Je n'en peux plus. J'aimerai tellement de choses. J'oscille entre espoir et désespoir. Cette ville m'étouffe, les gens m'étouffent. Eux, et leurs carcans. Non, je ne suis pas dans vos carcans, et alors ? Oui, je peux être une grosse gamine puis la seconde d'après être plus posée qu'aucuns d'entre vous. Et alors ? Pourquoi devrait-on toujours être sérieux ? J'ai besoin de rire au moins une fois par jour, sinon quel intérêt de vivre ? Cela me pèse déjà de vivre ici, dans cette ville, avec tous ces gens, avec vous... Alors ne m'en rajoutez pas, je vous en prie.



Je me pose réellement la question si un jour je trouverai quelqu'un qui me corresponde. Quelqu'un avec qui avoir une réelle complicité. Avec qui j'arrive à parler de tout et de rien. Qui comprenne. Qui me comprenne. Suis-je si difficile ? Je n'ai pas envie de me faire plaindre. Mais j'ai envie d'une relation qui en vaille la peine, une pour laquelle me battre parce qu'elle en vaudra la peine. Et pas autre chose. Pas d'une semi-relation. A l'heure actuelle, on m'offre une relation purement physique. Libre, dit-on désormais. Quel intérêt ? Avec le bac qui approche, la seule chose qui m'intéresse, c'est un peu de tendresse, et quelqu'un qui sache réellement me faire rêver, me parler. Oui, c'est complètement idéaliste et idyllique de ma part, et ça ne me ressemble pas vraiment. Ca ne me ressemble pas du tout en fait. Oui, je ne crois pas en l'être humain. Mais là, j'ai envie de croire en un huis clos, seul à seul, dans notre monde. Un monde à part. Une bulle. Ma bulle, que j'élargirai un peu pour une autre personne, qui en vaudrait la peine. Échapper à ce monde qui m'étouffe, qui me tue à petit feu. Fuir devient ma plus grande passion... Et je commence à haïr ce monde, ces gens, l'amour.


dimanche 4 avril 2010

15.

Pourquoi fête-t-on les anniversaires ? Pour quelles raisons absurdes ? Quel plaisir y a-t-il à se dire " oh cool, j'ai pris un an de plus, bientôt la décrépitude !" ? Non mais soyons cohérents, je vous prie. Pour quelle raison offre-t-on des cadeaux ? Ce n'est pas une joie pour nous d'avoir un an de plus, loin de là. Sauf peut-être quand on atteint la majorité. Là, je veux bien. C'est un plaisir la majorité, de ce dire qu'enfin, on est libre ou presque, puisque la liberté n'est jamais totale. Mais je m'égare tel un papillon. Mais le reste du temps, à quoi sert les cadeaux ? Surtout quand on fait une soirée, en précisant bien à l'ultime question : "Tu veux quoi comme cadeau?" que non, nous n'en désirons aucun, et qu'on ne vous invite pas pour ça... Et blablabla. Pourquoi les gens n'écoutent-ils jamais ce qu'on leur dit à la fin? Non mais c'est vrai, c'est agaçant à la longue. On ne veut pas de cadeaux, on ne veut rien. Juste le plaisir pur et brut d'avoir les personnes qu'on aime auprès de nous, de rire avec elles, de danser avec elles, de parler avec elles. Un plaisir intact. Alors arrêtez avec cette tradition absurde. D'ailleurs, les anniversaires ne sont qu'un prétexte pour passer une soirée agréable. " Joyeux anniversaire" ne veut rien dire. C'est comme si on disait "Joyeuse vieillesse, ça te va bien les rides". Merci bien.
Alors, est-ce un message subliminal du "Je ne veux pas de cadeaux pour mon anniversaire", à vous de voir...