samedi 27 mars 2010

14.

" Il faut resserrer les liens familiaux... ", disait-elle. Ce jour-là, j'ai ris. Encore une fois devant cette phrase absurde qui ne veut plus rien dire à mes yeux, à mon cœur. Une famille, ça veut dire quoi de nos jours ? Regardez nous. Nous n'avons presque plus rien à se dire. Et elle souffre, si fort que j'aimerai la voir rire comme quand j'étais enfant. Ma mère... Si seulement je pouvais revoir tout ça, revivre tout ces moments si agréables... Et on l'aime encore, malgré ses conneries. J'aimerai tant qu'elle n'est pas pris ce chemin... Mais visiblement, c'était plus fort qu'elle. 








" C'est toi qui monte ?
- Oui.
- Ah... C'est moi qui descend."







Absurde. Complètement absurde. C'est un langage de sourd. J'aimerai être folle pour être heureuse. Et puis, c'est quoi cette histoire stupide sur le bonheur ? Depuis quand ça existe ça, hein ? Oh non, ne me dîtes pas que vous y croyez. Ne me dîtes pas ça. C'est absurde. On ne peut être heureux, du moins pas tant qu'on a une conscience. Notre vie est tellement absurde. C'est vrai au fond, je tente de me persuader tout le temps que nous sommes heureux, que nous pouvons trouver un sens à notre vie, qu'il y a un putain d'espoir. Mais il n'y en a pas. Il faut être fou pour croire au bonheur. Complètement fou. Il n'y a aucun espoir. Un espoir de fou. Et je ne suis pas folle.



Je suis jeune. J'ai 18 ans. J'ai un tas de surnom. Pour le moment, ce sera Thia. Quant à moi-même, ou mon but dans la vie, nous en reparlerons plus tard. Cette nuit, encore, j'ai fait ce cauchemar. J'aurai pu être une de ces enfants heureuses. J'aurai pu. Mais ce fut autrement pour moi. J'aurai pu être heureuse, dans un univers parallèle. 
Une question ne cessera jamais de tourner dans ma tête : " Pourquoi suis-je née? " Personne n'a et n'aura la réponse. Je n'ai jamais su réellement si j'aurai dû naître... J'ai toujours cru que j'étais un poids pour les gens qui m'entourent. Et je ne me suis jamais autorisée à être réellement aimée. Ca me fou la trouille. J'ai peur d'être aimée, et je mets une distance énorme dès que je vois qu'on peut tenir un peu à moi. J'ai pas envie d'être en couple, j'ai pas envie d'aimer. Juste de sentir que je peux plaire.



dimanche 21 mars 2010

13.

Je suis en manque de photographies, d'art, de musicalités dans les paroles. Au fond, très peu de gens savent réellement parler, s'exprimer correctement. Très peu de personnes sont réellement intéressantes... Une telle pauvreté m'effraie, et me fait mal. Non pas parce que je suis trop altruiste, mais bien parce que je trouve cela tellement dégradant... Nous allons à notre perte, et avec une vitesse folle. Pour oublier ma condition minable de jeune femme, mineure, trop peu cultivée à mon goût, et vouée à un avenir trop incertain, je bois. Je bois pour oublier, je bois pour trouver un sens. Comme presque tout le monde. Il y a plusieurs possibilités qui s'offrent à nous pour oublier cette condition pitoyable, et dans un sens tragique. Nous pouvons boire, nous pouvons nous tenir reclus de tout sentiments et de toutes amitiés, nous pouvons travailler comme des malades... Tellement de possibilités en fait.



Quand j'ai recommencé à lire les accords Toltèques, il y a une phrase qui m'a marqué : l'Homme est accro au malheur. Pourquoi avons-nous besoin de cela ? Ce serait tellement plus simple d'apprendre à être heureux. Mais c'est dur. Trop dur pour la plupart des gens. Parce qu'il faut être agréable, parce qu'il faut savoir se tenir. Et nous avons tous peur du bonheur. Parce que le malheur, on y est dans un sens habitué, et que s'il s'enfonce, ce ne sera pas dramatique, nous avons l'habitude. Tandis que le bonheur, une fois habitué, s'il s'effondre, nous ne savons plus quoi faire. C'est un drame, une bombe dans notre vie. C'est trop dur à supporter que de remonter la pente. Du haut de mon jeune âge, j'aspire à trouver cette plénitude et ce bonheur. La route est dure, plus dure que de s'habituer à ce malheur quotidien et permanent. Mais je refuse cet état de cause, je refuse qu'il se passe ça. Il suffit de trouver sa voie et de s'y tenir. Il y a des choses qui dépendent de nous. Et d'autres pas. Comme quoi les stoïciens ne disaient pas que des choses absurdes. Je tente de maîtriser ma vie, mais je ne peux maîtriser mes sentiments. Alors je m'y refuse, pour le moment. J'ai beau aspirer à être heureuse, et sereine, une partie de moi refuse que je m'attache pour ne pas souffrir. Pour le moment. Viendra un jour où j'assumerai cette part de moi, comme le doit tout être-humain.



Mais pour trouver cette plénitude, il faut cesser les préjugés. Ce qui semble être mission impossible pour certaines personnes. Et j'ai une partie de moi qui ne peut s'empêcher de vouloir leur prouver le contraire, leur démontrer que leurs préjugés sont infondés. Détermination qui me coûte beaucoup. Je me prends parfois pour la protectrice du monde, ce qui au fond m'amène beaucoup plus d'ennuis qu'autre chose. Je ne dirai jamais pour me défendre : " c'est ma nature " parce que cela voudrait dire que je me limite à ça et point barre. Et je déteste cet état de cause. Alors, pour le moment, c'est une tare, et un jour peut-être je maîtriserai cette partie de moi pour enfin être sereine. Le chemin est long, tortueux, nous n'arrivons jamais au bout, mais c'est tellement intéressant...

vendredi 12 mars 2010

12.

J'aimerai vous raconter ce qui se passe dans ma tête, mais en ce moment, ça dépasse tout ce que j'aurai pu imaginer. Je m'affirme, et il arrive encore que la réelle moi ait du mal à s'imposer face à tout ce que j'ai toujours été. C'est flou, très flou, mais ça s'éclaire chaque jours un peu plus. Je serai moi, et ce avant la fin de l'année, c'est un fait. Et c'est pas à pas que je fais cette reconstruction personnelle.



Into the wild... Dans la nature. Vivre à propos. Je ne vais pas m'amuser à citer ici tout les philosophes. Voyez ce film. Regardez-le vraiment. Sentez-le. Sentez ce qui vous entoure ! Vous êtes vivants... Qu'importe les coups de blues. Qu'importe ce qui se passera de mauvais dans votre vie. Vous êtes en vie ! Et ce n'est pas rien. Nous sommes vivants, réellement vivants. Et nous n'avons plus qu'à trouver notre équilibre.



" Le bonheur n'est réel que s'il est partagé " Into The Wild.

Oui ! Bien sûr que oui ! A quoi nous servirait le langage si on était incapable de partager... De mon point de vue, c'est le drame de notre société. Nous sommes incapables de partager. Nous attachons trop d'importances au matériel... Nous sommes incapable de se respecter en tant qu'homme, et de respecter autrui en tant qu'hommes... Nous allons à notre perte, et tête baissée. C'est tellement plus drôle !
Trouvez votre vérité. Vivez à propos, l'instant présent. Parce qu'il partira, parce que la personne qui vous accompagne partira, et que tout partira. L'instant présent n'existe qu'une fois, par logique. Alors vivons, au maximum. Atteignons notre vérité. Atteignons nos buts. Pour vivre, toujours plus fort, toujours plus vif, toujours plus pur...

mercredi 10 mars 2010

11.


" Mais pas de regret, fais-moi confiance et pense "

J'ai toujours rêvé d'un autre monde, je crois bien... J'ai toujours rêvé à ce que les choses soient différentes. Jusqu'à ce que je comprenne que certaines choses dépendaient de moi. Et là, j'ai mûri. J'ai compris que je ne changerai pas l'être humain, qu'au mieux, je pouvais juste espérer. Mais l'espoir ne fait pas vivre, il détruit. Jusqu'à la moelle. Alors j'ai pris mon courage à deux mains, et j'ai tenté d'être celle que je suis. J'ai accepté mes idéaux, j'ai accepté tout ce qui faisait que j'étais telle que je suis, et j'ai pris un nouveau chemin. Plus beau, mais plus dur. Celui de l'intégrité. Et j'ai commencé à me battre au quotidien pour obtenir cette intégrité qui me faisait tant rêvé. Ca, ça dépendait de moi. Je devais agir. J'ai laissé de côté l'humanité, puisqu'elle ne dépend pas de moi. Et je me suis attaquée à quelque chose de plus réalisable et plus concret : mes proches et moi-même. Je fais changer l'humanité, doucement. Ce que j'ai aidé aideront à leur tour. Et alors, peut-être le monde deviendra-t-il autre. Peut-être enfin la cruauté cessera... Mais ce n'est qu'un vaste rêve, et les rêves n'existent pas... 


lundi 8 mars 2010

10.

Ma bonne humeur est réapparut au détour d'un tendre petit chemin. Il neige, et je suis heureuse. Heureuse de réussir dans ce que j'entreprends, heureuse d'être aussi bien entourée. Heureuse de savoir rire de tout. Heureuse d'avoir un cynisme étouffant qui cache au fond mes plus grandes joies quotidiennes. Heureuse d'avoir eu 18 en philo. Ma persévérance paie, mes efforts paie. Mon assiduité me tuera, mais je me battrai. Je suis une battante. Je n'arrêterai jamais. Je réaliserai mes rêves, et ma supériorité écrasera de remords tout ceux qui n'ont pas cru en moi. Je doute avoir les capacités intellectuelles pour y arriver, mais je suis intègre, et combattive. Je vaincrai. J'écraserai sous le poids de ma victoire tout ces petits cons. Je suis heureuse, d'un rien. Je rie, d'un rien. Je pleure, pour évacuer toute cette douleur et toute cette pression que je ne cesse d'accumuler. Je ne crois pas en moi, mais en vous. En eux. Et mon orgueil n'aura de cesse tant qu'il n'aura pas réalisé sa grandeur. Alors, j'y arriverai. Je réaliserai mes rêves. Je me battrai, comme toujours, jusqu'au dernier souffle. Parce que cela en vaut la peine, parce qu'au fond, je suis quelqu'un de bien. De fragile et de fort, de triste et d'heureux, de paradoxal. Et j'y arriverai.