La peur de tout écrivain, ce n'est pas la page blanche. Loin de là. C'est cette peur qui ronge, cette peur de l'échec, d'être nul, de ne pas être lu... Cela vous ronge, de l'intérieur, littéralement. Cela vous paralyse, ça part du ventre, vous fait mal, et remonte jusqu'à la gorge. Cette peur vous noue la gorge, vous n'arrivez plus à rien... Et vous êtes perdu. Perdu dans cette masse d'information et qui n'arrive pas à sortir. Perdu dans ce monde que vous n'arrivez plus à décrire. Perdu dans la vie. C'est comme si votre étoile disparaissait, comme si ce qui vous faisait vivre partait subitement, et sans prévenir. On se sent seul dans ces moments là...
L'écriture, c'est sa raison de vivre. Il avait commencé à écrire à l'époque où sa vie n'était qu'un champs de ruines... Alors, pour tenter d'évacuer tout ce mal-être, il avait pris la plume. Et puis, pour tenter de survivre, il avait commencé à décrire ce monde qui fait si peur. Ce monde qui étouffe quiconque. Ce monde... dans lequel on vit. Il était pourtant jeune, et inexpérimenté. Mais il avait les tripes nécessaires pour écrire.
Mais comment avoir les tripes quand tout s'écroule d'un coup ? Cette peur... Oh comme il suint de peur... Et demain, il faudra se relever, et affronter le regard d'autrui, sans pouvoir le rendre immortel par l'écriture. C'est cela, le plus affreux : ne plus savoir écrire avec ses tripes.

Courage Thia... *calin* c'est un peu la peur de tout ceux qui ont la plume dans leur coeur. La photo est super je la trouve très mimi la petite mais elle a un regard si triste... envie de lui faire un gros calin de réconfort et a toi aussi <3
RépondreSupprimerOh mais c'est ma soeur d'amour, on dirait qu'elle est dépressive à même pas deux ans sur la photo <3
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