lundi 13 décembre 2010

34.

C'est en période de partiel que j'ai une suractivité de bloggeuse... On aura tout vu. Je n'ai pas révisé. Non. J'y vais en freestyle... ou pas. Après la douche, j'irai réviser. Mais j'ai horreur de me bourrer le crâne. Alors je ferai ce que je peux avec les moyens du bord. Freestyle. C'est le thème de mes partiels... Nous pouvons le faire, disais-je il n'y a pas si longtemps...

Mais il y a plusieurs réflexions qui me sont apparues brutalement tout au long de la journée. C'est bien, nous étudions. Nous allons faire des études. Nous tentons d'arriver à notre objectif. Je nous félicite. Mais, n'y-a-t-il que cela ? Devons-nous travailler jusqu'à l'épuisement ? Certains me diront que c'est ce qui fait que nous obtenons un résultat. D'accord. Étudier, c'est bien. Tout comme dormir. Si j'ai bien quelque chose à regretter vis-à-vis de mes études, c'est bien de ne pas découvrir le monde. Nous lisons pour la plupart des blogs, d'autres blogs. De gens qui voyagent, qui vivent. Qui vivent vraiment. Je ne dis pas que je ne vis pas vraiment. Loin de là. Mais je dis juste que je restreins mes petits moments de folies au profit de mes études. Quand on suit des études, surtout universitaires, il faut être rigoureux, assidu. Et pourtant, je rêve en permanence d'évasion. J'aime ce que je fais, je ne dirai jamais le contraire. Je me plais dans une salle de classe. Mais j'aime lire, j'aime broder, j'aime rêvasser pendant des heures. J'aime sortir, découvrir le monde, rencontrer des gens. Et bien que nous fassions des études supérieures, bien que nous ayons très certainement chacun notre chez nous, il nous est presque impossible de réellement profiter de nos moments de folies.

J'aimerai pouvoir aller à des conférences, avoir le temps d'aller au cinéma, des petits cinémas d'auteurs. J'aimerai aller au zoo. Aller au musée. Visiter des villes. Lire sans arrêt. Découvrir.
Le seul constat que je peux faire, c'est qu'il faut trouver ce temps-là. Trouver le temps de retrouver les gens auxquels on tient. Prendre le temps de découvrir. Parce que regarder la vie avec des yeux d'adultes, ne m'émerveiller devant rien, je refuse. Je veux m'émerveiller devant les lumières du marché de Noël. J'aime ça. Et je continuerai à prendre le temps de faire tout ça, quitte à devoir aller aux rattrapages. J'ai choisi de concilier les deux. Et je tiendrais, jusqu'au bout. Parce que si je ne fais pas mes petites folies à 18ans, je ne les ferai peut-être jamais. Et ça, je ne veux pas.

dimanche 12 décembre 2010

33.

Cher petit lecteur, tu ne le sais peut-être pas hein, mais ma passion, c'est la broderie. Ouais, je sais. De nos jours, t'as l'air souvent très conne quand tu dis ça. Mais toi, petit lecteur, je sais que tu es gentil. Alors, je vais te raconter ce qui m'est arrivé, et mon idée lumineuse ( j'ai toujours des idées lumineuses, ok, mais celle-là... Elle va éclairer le monde).
Donc, vois-tu, petit lecteur, tout commença un certain samedi. Bon, je te l'avoue, rien qu'à toi (et tout le net) c'était le samedi 11 décembre 2010. En fait, mon geek d'homme et moi, nous nous promenions. Il devait récupérer les chaussures qu'il s'était commandé, donc je l'ai accompagné. Je suis super gentille quand même... Mais bon, je devais passer à la librairie. L'un dans l'autre... Bref. Donc, le relais-colis, en fait, c'était une petite mercerie. Mais une mercerie de la mort qui tue. Et moi, dedans, j'avais les yeux illuminés, comme une gamine au rayon jouet (comme moi au milieu des livres en fait... Pour ceux qui ont déjà vu. ) Et j'ai trouvé un joli modèle, des fleurs avec les 4 petites échevettes avec. Le tout pour pas cher. Donc bien sûr, j'ai acheté. Et comme j'ai l'esprit assez vieille école parfois, je me suis dit que ce serait super cool si je faisais des serviettes de tables, et un chemin de table pour mon geek d'homme et moi. (Notez la présence du "geek" qui va être super important pour la suite de la petite histoire).
On a continué à se promener, on est passé par le marché de noël, tout ça en parlant déco intérieure. Et là, on est allé à la librairie. J'ai trouvé le livre qu'il me fallait, donc on descend aux caisses. Sauf que. Oui, sauf que. Aux caisses, il y avait le rayon broderie. Je n'ai pu m'empêcher de me prendre un livre de broderie, pas cher les amis, pas cher, mais que sur le rouge, avec tout pleins d'astuces pour faire de jolis trucs tout meugnons !

C'est là que le drame arriva... Oui, parce qu'après l'épisode caisses, on est sorti en amoureux, en parlant broderie. On le saura, il ne faut pas me lancer sur ce sujet. C'est là qu'une idée sublime naquit. Carrément sublime : faire de la broderie geek. On départ, mon geek d'homme et moi, on parlait de motifs pour la nappe et tout ça, et j'en suis venue à dire que je voulais faire un cadre avec Toad et Toadette. Et on a dérivé sur nous faire des serviettes, une nappe, tout ! avec Toad, Toadette, Peach, Mario, Yoshi, Luigi etc... Et pour noël, lui faire la Tri Force.
Tu vois, petit lecteur, c'est dans des moments pareils que je me dis qu'on est quand même de sacré geek... Et que c'est pas près de s'arranger. Notre maison sera entièrement geek... Les geeks domineront le monde, un jour... Mais pas demain, demain, ya quête lycéenne ( oui, je la ferai en janvier, promis !! )

C'est mon cadeau pour ma maman. Beaucoup de patience, et des mois dessus, parce que j'ai tout de même une vie. Mais le résultat est bon !

Mais tu vois, petit lecteur, dans mon idée folle, j'ai entrainé Innyatima, qui elle tricotte. On va faire une entreprise, des écharpes, de la broderie... GEEK ! Et ça va marcher. En plus, c'est ma couuupine, elle est intelligente, belle, rafraîchissante, et elle écrit bien et dessine bien ! Ouais, tu peux la vénérer, mais prépare-toi à subir les morsures de Rain ( ouais, ok, la pluie, ça mord pas... ). Lui aussi, il écrit bien, c'est mon couuupain, et il est intelligent, et master ! De toute façon, je suis entourée de gens en or, on l'aura compris.
Donc, c'est à deux que nous allons lancé prochainement notre collection ! Comme les fringues, sauf que nous... bah c'est... différent. Voilà, différent. Et comme la communauté geek est une grande famille, ça va marcher. Nous pouvons le faire !

vendredi 3 décembre 2010

32.

Bonsoir petit lecteur. Il est tard, je suis fatiguée, donc tu m'excuseras. Et si tu le fais pas, c'est pareil, c'est moi le chef. Namého ! Aujourd'hui, je me suis penchée sur une question existentielle ( tu me vois, moi, la question plus loin, plus petite que moi, et moi penchée dessus, imagine bien la chose donc ! ) : d'où nous viennent toutes ces expressions françaises à la con ? Alors, j'ai beau chercher, je trouve pas. Si toi tu as la réponse, merci de bien vouloir me la communiquer.
Une bonne chose de dites. La suivante étant : on interprète ces expressions, mais si on les prend au pied de la lettre, tu deviendras vite con. Passons-les en revue, si tu veux bien ( ce n'est que de la politesse, que tu le veuilles ou non, ce sera pareil de toute façon ) :
- prendre la porte ( la plus connue ) : tu prends donc la porte. Bon, ok. Mais après quoi ? Tu te trimballes avec toute la journée ? T'as l'air fin dis-moi.
- mettre le nez dans son texte, et chercher : ok, mets le nez dans ton texte, et tente de chercher. Je dis bien tente, parce qu'à moins d'être myope pour quatre, t'auras un peu de mal tout de même.
- prendre qqchose au pied de la lettre : T'as déjà vu toi un pied à une lettre ? Si oui, appelle-moi, je prendrais une consultation pour toi.
- se faire suivre par qqun : connu aussi, on en conviendra, et Gad Elmaleh l'explique mieux que moi.
- se prendre une pêche : chose peu commune, tu en conviendras. Je n'ai pas de pêcher chez moi, j'ai donc peu de chance que ça m'arrive.
- le meurtrier court toujours : donc, ça fait trois ans que le gars en question court ? Il a de très bons poumons, je pense.
- faire le malin : Comment faire la tronche d'un malin ? Quelle tête a-t-il ? Ou alors, explication presque potable : faire le Malin, donc le Diable. Mais là aussi, personne ne l'a vu ( sauf peut-être certains illuminés ) auquel cas, tu ne peux faire le Diable.

J'arrête là ma liste, elle risque d'être fort exhaustive. Tu me pardonneras - ou pas. Alors, si toi, petit lecteur, tu trouves une réponse, commentaire-moi. Je veux savoir. Sur ce, je vais dormir, mes neurones se font la malle ( encore une qui peut se traduire par : elles font leur valise, donc elles se cassent... )

P.S.: comme tu es super gentil, tu m'excuseras de ne pas mettre de photo, c'est pas mon ordi fixe. Merci bien !

vendredi 5 novembre 2010

31.

Ca fait tout de même un bon petit moment que je n'ai strictement rien écrit. Pourquoi ? Je n'en ai aucune idée. J'avance, inlassablement, dans ma vie. J'étudie, je sors, je découvre d'autres univers, d'autres vérités. Au fond, je découvre une nouvelle vie qui n'est pas pour me déplaire. Je n'ai pas envie de m'attarder sur les changements de ma vie. Ca a changé. C'est tout ce qu'il suffit de comprendre. Je mûris, encore. J'ouvre les yeux sur tout un tas de réalités que j'essayais vainement d'occulter.
Le premier exemple est mon refus de voir la connerie humaine. Ou plutôt de l'accepter tel quel. J'avais besoin d'une cause, j'avais horriblement besoin de cette relation de cause à effet. Et malheureusement, j'en ai toujours besoin. Peut-être pour tenter de justifier au moins quelque chose. Pour tenter d'apporter une réponse satisfaisante à ce qu'elle faisait. J'ai besoin de comprendre pourquoi elle fait ça, pourquoi ils font ça. Ce qui les motive, ce qui est inconscient, ce qu'on a loupé.
Comme on peut s'en douter, il n'y a aucune cause. Il serait peut-être temps que j'utilise le "c'est comme ça". Mais je ne peux pas. Pour moi, depuis que je suis petite, toute question a sa réponse. Et quand il n'y en a pas, ça me rends malade. Au fond, c'est là qu'on se rend compte que je me suis trompée de vocation : j'aurai dû faire psychologie plutôt que lettres classiques. Ou peut-être que l'idée de partir à la source me rassure. Aller à la source pour mieux comprendre.
Mais une question m'assaille de plus en plus : et si en arrivant à la source, il n'y a aucune réponse ? Et si au fond, il n'y a jamais de réponse ? Pourquoi part-elle en sucette ? Parce que. C'est peut-être la seule réponse que je peux avoir à cette question inlassablement répétée dans ma tête depuis des années. Comme si trouver toutes les réponses à toutes les questions dites sociales étaient ma raison de vivre. Trouver une réponse.

Et si je me rend compte qu'il n'y a aucune réponse, que ferais-je de ma vie ? Qu'adviendra-t-il de moi ? Resterai-je la même ? Qu'est-ce qui me pousse à faire ça ? A chercher une réponse ? Des réponses ?
Parfois, je me dis que j'ai un sérieux problème.

mercredi 4 août 2010

30.

Journée appartement, ce peut être un titre pour cet article. J'ai passé ma journée au téléphone, pour ceci, pour un rien. Et je me rends compte que les gens rêvent absolument d'être riches, et c'en devient presque honteux. C'est écoeurant de voir cette course à la richesse. Et pourquoi ? Pour juste pouvoir se la péter auprès des autres, de dire de la merde, et se sentir au-dessus du reste du monde. J'ai jamais dit que je refusais d'être riche, j'aimerai l'être. Mais j'estime que si je gagne suffisamment d'argent pour subvenir à mes besoins, et qu'en plus je peux me permettre un voyage par an, alors je n'en demande pas plus. C'est quoi l'idée de louer un appartement de 20m² à 350€ mais qui ne tient plus debout, où les prises électriques disent merdes aux autres de travers, et où tout tombent en ruine ? De plus, dans un quartier qui n'est pas véritablement fréquentables. Là, il faut vraiment qu'on m'explique. Soit c'est moi qui cloche, qui ait des idées bien trop parfaites, ou bien trop naïves, soit ce sont les gens qui nous prennent pour des cons. J'opterai plutôt pour la seconde option.



L'autre chose qui m'a fortement frappé, c'est que les gens ressemblent à des animaux, des fauves. Les enfants courent partout en hurlant. Mais où se trouvent alors l'éducation parentale ? Quand je vois ça, j'ai tendance à m'offusquer. Qu'un enfant de trois ans le fasse, bon, à la limite, cela pourrait passer. Mais qu'un bambin de huit ans le fasse, là, je trouve cela moins passable. Pas du tout acceptable en fait. J'ai horreur de ça, de tout ce laisser aller de la part des gens. Les endroits publics deviennent invivables. J'ai de fortes tendances misanthropes qui ressortent forcément en plus fort pendant ces sorties sociétales. Tuez-moi bordel, tuez-moi, mais je remet pas les pieds dans un ikéa avant un bon moment !!

mardi 3 août 2010

29.

Il y avait toute cette haine en moi qui ne voulait pas partir. Elle se collait à moi comme un détritus. J'avais des envies de meurtres. De voir gicler le sang pour oublier à quel point j'avais mal. Horriblement mal. Mais je savais pertinemment que cela ne changerait rien à mon état. Je revoyais tout en boucle, sans cesse. Notre histoire. Rien ne pouvait annihiler ma souffrance. Sauf peut-être une souffrance encore plus grande. Encore une fois, j'avais été prise pour une conne. Encore une fois est un peu grand, ce n'était après tout que la seconde fois. Mais une fois de trop.



Je ne sais pas ce que je ressens. J'ai envie de t'étriper comme de te prendre dans mes bras. Je te hais autant que j'ai pu t'aimer. Bafouée. J'ai cette haine en moi, l'impression flagrante d'avoir été prise pour une conne. C'est horrible de se dire ça. J'ai eu l'espoir, le fol espoir,cet espoir que j'avais banni. A juste titre. Jamais je n'aurai dû l'avoir. J'aurai dû continuer à le bannir de ma vie. Je me sens trahie, meurtrie. D'avoir cru, encore une fois. Une fois de trop. Absurde. J'ai été absurde. Je deviens lunatique. Je pleure, puis je ris. J'oscille entre les deux. Et je continue ainsi de suite. C'était un accord commun, mais il a eu le temps de meurtrir mon cœur par des promesses absurdes. Moi qui avais donné ma confiance et tout ce que je pouvais donner. Cela non plus, ce n'était pas dans mes habitudes. J'ai ignoré mes propres barrières, j'ai transgresser mes limites. Je savais que je me brûlerai, elles étaient instaurées pour ça. Mais il a quand fallu que je le fasse. Une fois de plus, je suis complètement pathétique. Quelle conne ! Et maintenant, que dois-je faire pour me reconstruire, pour me retrouver ? Je ne mange presque plus, je ne dors que très peu. Alors, maintenant, puisque tu es si fort, donne-moi le mode d'emploi, donne-moi la direction à suivre pour y parvenir, toi qui est si fort...

mercredi 28 juillet 2010

28.

" Et mes rêves se brisent sur tes phalanges, je t'aime trop fort
   Seul sur mon socle, en équilibre
   Ta voix s'efface de mes pensées, j'apprivoiserai ma liberté
   Et mes rêves se brisent sur tes phalanges, je t'aime trop fort, ça te dérange."

L'amour. On en parle tous, depuis des siècles. Certains mettent ça sur le dos de la génétique, de la neurobiologique. D'autres sur un sentiment purement humain, ineffaçable. Un sentiment puissant qui nous transporte qui fait qu'on peut aimer à vie, tuer pour cet amour. Ce sentiment serait capable de combler toute une vie, suite à la perte de l'être cher.
" Et ils vécurent heureux." On nous le rabâche depuis que nous sommes enfants. Et la littérature est blindée de livre où les amants meurent l'un pour l'autre, où l'un meurt et l'autre n'a plus personne à vie puisqu'il n'aimera plus personne d'autre. Depuis que nous sommes enfants, nous voyons des amours forts, puissants, inébranlables. Mais qu'en est-il dans la réalité ? L'amour, on a beau en parler, on croit le ressentir la plupart du temps. On dit "Je t'aime" comme "bonjour". On ne sait plus ce que cela veut véritablement dire. On croit le ressentir, à chaque fois, avant de se rendre compte que c'est faux. Qu'on aime une illusion. Une simple projection fantasmagorique. Ou alors on aime vraiment et on se fout de nos sentiments. On joue avec notre cadeau. Les gens sont sadiques. Ils détruisent, ils broient notre cœur, notre cadeau. Ils le piétinent. Ils ne se rendent pas compte de la souffrance que cela peut occasionner. Ou alors on se lasse. On se lasse, on étouffe. On est avec une personne qu'on ne connait que trop peu, qui se révèle être à l'opposé de ce que nous recherchons. L'extrême opposé. Et on a mal de la faire souffrir. On se maudit de notre propre méprise.
A force, on finit par ne plus croire à un amour véritable, pur, dénué de piques. On ne croit plus, on n'espère plus. Tout est foutu d'avance: l'amour n'existe pas. Et puis, quand bien même, ça fait beaucoup trop mal. S'offre à nous deux possibilités : vivre en ermite, oublier ce sentiment ou se mettre avec quelqu'un par défaut. Dans tous les cas, ce choix représente un déni complet de l'amour. Alors on peut attendre de trouver la personne qui nous correspondra.

" J'aurai aimé t'aimer
   Comme on aime le soleil
   Te dire que le monde est beau
   Et que c'est beau d'aimer "

On peut attendre de trouver cette personne qui nous fera vibrer de nouveau, qui pourra nous broyer le cœur d'un silence, et nous rendre le sourire avec un sourire. La personne avec qui un clin d'œil voudra dire beaucoup, où en un regard tout est dit. La personne qui nous parlera quand quelque chose la dérangera, qui évoluera comme nous, pas à pas. Un amour pur, inconditionnel. En amour, il n'y a pas de questions à se poser. Tout découle naturellement. Ma vision des choses paraît très naïve, je vous l'accorde. Naïve et impossible à réaliser sur du long terme. Et si je vous disais que je l'ai vu, vous me direz que ce n'est qu'une apparence, que cela ne peut être aussi beau, qu'ils doivent bien se disputer parfois. Oui, des disputes. Et du dialogue.
Parfois, je me dis que c'est trop utopique... Mais d'autres fois, je me dis que si nous ne recherchons pas cet amour là, quel est le but de notre existence ? L'amour, c'est une construction du quotidien.
" Putain vous m'aurez plus..."

27.

Mal. Juste mal. Comme un immense vide autour de moi. Tout m'emmerde, tout me lasse. Je n'ai envie de rien, si ce n'est d'une réponse claire et précise. Quel qu'elle soit. J'ai juste mal. Horriblement mal. De ne pas savoir. D'être encore tombée dans ce foutu piège. Je m'étais promise de plus y tomber, de plus croire à ses conneries, à toutes ses conneries de couple parfait et de merveilleux bonheur. C'est horrible le sentiment quand on se rend compte d'être passée une fois de plus pour une conne. D'y avoir cru. D'avoir imaginer des choses, des belles choses, un avenir. J'ai mis trois ans à ne plus avoir aucuns sentiments pour un con, ça fait seulement 6 mois, et il faut déjà qu'un autre me fasse presque le même coup. Une boucle sans fin. Une répétition affreuse. Quelle belle conne j'ai été. Y croire, une fois de plus. Croire en tout ceci, en un avenir probable. Or il n'y a rien, sauf un vide immense, sauf un trou noir. Je suis comme une tornade, j'emporte tout, et j'éloigne ensuite. Je détruis sur mon passage les seules choses qui m'ont rendu heureuse... Et là, je suis en sursis. Un sursis jusqu'à dimanche, où là ça ira peut-être mieux, où il aura enfin une réponse à me donner. Une réponse qui en vaille la peine. Et arrêter cette attente, cette souffrance... " Tu mérites d'être heureuse." Arrêtez-moi vos salades de phrases pré-construites. C'est de la merde. Vous me donnez envie de vomir tellement vous êtes pré-construit. Mais merde à la fin, cette phrase ne veut rien dire. Elle veut juste dire que vous, vous vous autorisez le droit de penser que j'ai le mérite de prétendre au bonheur, alors que je l'ai abandonné moi même depuis longtemps. C'est absurde. Vous êtes absurdes. Vous me donnez envie de vomir, de ne plus vous voir avec ce genre de phrases à la con. Alors arrêtez, merci d'avance.

vendredi 23 juillet 2010

26.

" Stone, le monde est Stone. J'ai plus envie de me battre, j'ai plus envie de courir, comme tous ces automates, qui battissent des empires, que le vent peut détruire, comme des châteaux de cartes."

C'est drôle les lendemains d'orage. Tout est calme, paisible. Alors que dans ma tête, les pensées ne cessent de tourbillonner, de se frotter contre les parois et de souffrir, la nature semble vouloir une accalmie ventée. Tout mon être adore foutre en l'air ce que j'ai pu sauver comme meuble, ce qui surprenant. Alors qu'au fond, je n'aspire - comme tout le monde - qu'à être heureuse, j'ai une forte tendance d'auto-destruction. C'est magique.
Alors, pour calmer un tant soi peu mon esprit, je vais aller faire les boutiques. Moments magiques où toutes les fringues nous font marrer tellement certaines ne ressemblent strictement à rien, et surtout à l'essayage. Moments magiques où entres filles, on décident de râler sur ce qui s'approche plus ou moins de la gente masculine. Ouais parce qu'il faut le dire, si on ne peut pas rejeter toute la faute sur eux, il faut quand même avouer qu'ils jouent pas mal là-dessus. Donc, boutiques, librairie, livre, odeur parfumé de livre neuf... Tout un tas de petites choses qui ont tendance à améliorer le calme de mon esprit. Au fond, ça commence à faire vraiment mal de voir toutes mes pensées se bousculer, râler, se faire mal. Elles sont gentilles, mais quand même.


jeudi 22 juillet 2010

25.

Mon amour, mon nuage,

Je ne pensais pas pleurer pour toi. Si tu savais comme j'ai mal que tu ne vois pas tout ça. Rien n'est de ta faute, tu ne t'en rends pas compte, tu ne vois rien. Mais je doute que ce soit mieux. Je ne sais pas si je t'en veux. Je voudrais juste que tu sois présent, plus rassurant. Que tu vois mes malaises, mes peurs, et que tu n'appuies pas dessus. J'ai horriblement besoin de toi, de t'avoir à mes côtés, que tu me rassures. Parce qu'en réalité, j'ai peur, de tout, de rien, de toi, de moi, de ma vie. Mais tu ne vois rien de mes détresses, de mes appels aux secours. Tu ne vois pas comme j'ai mal de te voir si distant, si froid... Comme c'est horrible d'être dans ce doute permanent de savoir si j'aurai un avenir à tes côtés. Bien sûr, la vie n'est jamais sûr, mais pour les semaines à venir, j'aimerai quelques assurances. Ce doute immense sur toi, alors que je sais que moi, je t'aime.

Étrangement, c'est toi qui doutes, qui hésite. Mais fais ton choix, que nous puissions avancer. Alors que tout mon être me crie mon amour pour toi, c'est toi qui ne sait pas. J'ai arrêté mon choix, je n'en veux pas d'autres. J'ai besoin de ta présence alors que je change de vie, de monde.

Au lieu de ça, je n'ai qu'une semi-présence, partager entre deux choses. Et je n'ai aucun droit de t'imposer un choix. Ce n'est pas mon rôle. Et pourtant cela me tue de voir cette chose aussi possessive...
Mais tu n'y peux rien. Tu ne vois rien de tout cela, et pour toi, ce n'est pas imaginable. Alors que moi, j'ai besoin de ta présence chaude près de toi, tout contre moi. J'ai besoin de l'odeur de ta peau sous mon nez. Mais ça, tu l'ignores, ce besoin vital...

mardi 13 juillet 2010

24.

Comment peut-on finir par être horrible avec une personne alors qu'on a passé 4 ans de sa vie avec ? Autant de temps ne devrait-il rien dire pour nous ? Comment réagir lors de notre rupture avec la-dite personne ?
Dans ma vie, je vois  tout un tas de gens qui se déchirent, qui se hurlent dessus, parce que dans leur couple, rien ne va plus. C'est un fait, et c'est arrivé à tout le monde de voir ça. Mais au fond, même si en couple, rien ne va plus, les jeux sont faits, en dehors, en tant qu'ami, la personne ne représente rien ? Au fond, elle reste la même ou presque, que celle que nous avons connu. Et elle mérite un peu plus d'attention de notre part. L'amitié peut largement survivre. Ce serait même dommage de tout perdre comme ça. En tant que couple, cela n'a pas marché. Soit, c'est un fait. Mais l'amitié peut être présente, elle n'est que la base d'un couple me semble-t-il. Je ne conçois pas qu'on se fasse autant mal après, une fois l'histoire fini. Théoriquement, on a déjà assez mal comme ça. Pas besoin d'en rajouter une couche. Question de morale, de conscience. Question d'intégrité.


mercredi 16 juin 2010

23.

Sérieusement, l'écriture. Mon écriture, mes textes. Est-ce un simple passage de jeunesse ? Ou vais-je continuer par la suite, quitte à écrire toute ma vie ? C'est une grande question existentielle que je me pose. En fait, je me pose tout un tas de question quant à mon avenir, notamment à : si je ne suis pas prof, je fais quoi ? Parce que c'est mon rêve depuis des années... Moi, j'ai envie de décrire ce que je vois. Un peu comme un tableau, mais avec les mots. Parce que je ne suis pas peintre, ni dessinatrice ( et d'ailleurs je le fais mal ). J'ai juste envie de montrer aux gens ce que je vois moi, ce que telle vision me fait ressentir. Et j'ai envie de mettre des gens en actions, leurs bonheurs, leurs malheurs... Des petites choses quotidiennes, avec un regard neuf, différent, subjectif. Je ne sais pas pourquoi je tiens autant à l'écriture... Au fond, ça s'est imposé à moi. Je ne sais pas si je suis une artiste, si j'ai un quelconque don. J'ai juste ce besoin irrépressible d'écrire. Et je n'écris pas que pour moi, mais pour les autres. Le seul bémol, c'est que personne ne lit jamais mes textes, même sur ce blog...


samedi 12 juin 2010

22.

Je crois vraiment que je me prends la tête pour rien. Surtout pour une mention qui au final est un peu aléatoire, étant donné que je ne sais pas tout, et que j'ai un retard et des lacunes énormes dans certaines matières.  Et elle ne servira que mon orgueil, rien de plus. La fac, ça demande pas une mention, ça demande juste le bac. Alors, il faudrait vraiment que j'arrête de me prendre la tête, d'avoir cette boule au ventre. Lundi, je réussirai mon oral de grec, et à partir de jeudi je carburerai. Je peux le faire, je suis loin d'être conne. J'ai travailler trop dur pour tout rater. Il faut juste que je calme mon rythme cardiaque, que je calme mes angoisses. Tout se passera bien, il n'y a aucune raison. Et puis, je suis soutenue... Après, cela sera la délivrance, je serai tranquille. Je pourrai enfin profiter de lui, de mes essentiels et cesser d'être une pile électrique.
Comme on peut le voir, j'essaie de me calmer seule... Et ce n'est pas évident !


jeudi 27 mai 2010

21.

J'ai pas envie de vous dire que tout va bien. J'en ai pas envie. Je suis stressée, je dors mal, j'angoisse. Je crise souvent. J'ai pas envie de vous dire que ça ne va pas. Parce qu'au fond, ça va. Je ne sombrerai pas à nouveau. Juste un coup dur. Une journée difficile. Comme celles à venir. Je mange tout et n'importe quoi, sans fin. Et je ne prends pas un gramme. Vive le stress. Vive le bac qui épuise. Vive les angoisses qui permettent de ne pas prendre un gramme. Ce week-end, je me fais une cure de bien-être. Révisions, café, série, lecture. L'amour, il viendra la semaine prochaine. Je fais un peu l'égoïste, je pense un peu à moi. Pour tenir le coup, et ne pas devenir invivable. Parce que c'est le cas quand je stresse beaucoup trop, comme c'est le cas. Je fume trop aussi, et je tousse. Je suis malade. Malade des nerfs, malade de vous. Ils me manquent, ma sérénité me manque, et il faut que je la retrouve impérativement.
Mais le plus étonnant, c'est qu'au fond, tout va bien. Tout va étrangement bien. Je suis heureuse, malgré tout. Comme quoi, une fois que le bonheur est ancré, sincère et solide, rien ne peut l'ébranler.


lundi 24 mai 2010

20.

Je suis incapable de faire l'éloge du bonheur. Complètement incapable. Moi, l'éternelle cynique, pessimiste, et qui ne croyait en plus rien, croit à nouveau. Il est entré dans ma vie, et il a foutu un joyeux bordel. J'avais rien demandé, rien attendu, je ne croyais en plus rien. Et pourtant... Pourtant je voudrais dire à la terre entière à quel point je suis heureuse, à quel point j'ai trouvé l'équilibre qu'il manquait à ma vie. Je voudrais hurler qu'il m'est indispensable, et que si on me l'enlève, j'hurlerai à nouveau qu'on me le rende. Si fort, que les Enfers seront bien obligé de me le rendre, que la terre entière y sera obligée, pour vivre en paix. Non, je ne lâcherai jamais l'affaire en ce qui le concerne. Je me battrai, pour lui. J'obtiendrai ce qu'il me faut dans ma vie, j'atteindrai mes buts.
Qui aurait-cru que quelqu'un puisse me changer autant ? Je vous le redis, je ne ferai pas l'éloge du bonheur. Il m'est juste indispensable pour ma survie. Il est juste l'oxygène qui emplit mes poumons, et ce qui me fait suffoquer lorsqu'il s'éloigne. Il est juste ce qui me calme et ce qui m'angoisse. Le paradoxe ultime. Me l'enlever serait me tuer.
C'est dans ces moments-là où je trouve que le langage est terriblement réducteur, terriblement limité. Il faudrait l'étendre, il faudrait qu'on soit en moi pour sentir ce que je ressens à son égard. Mais c'est impossible, et je me retrouve dans des barrières linguistiques pour tenter de transmettre ce que je veux transmettre. Ces limites là me tue. Je ne peux exprimer ce que je voudrais, à cause de ce langage trop imparfait. Dire "je t'aime" est si commun, si réducteur... et pourtant nous n'avons que cela pour exprimer ce qui nous pèse sur le cœur.
Si vous pouviez voir à quel point je me sens amputée lorsqu'il est loin... Si vous pouviez sentir, ressentir, voir... Mais vous ne pouvez pas, et personne ne le peut. Je suis vouée à être bloquée dans ces barrières là, comme le mouton qu'on enferme en batterie. Mon enfermement à moi, c'est le langage. Et je n'ai rien trouvé de mieux pour m'exprimer, étant donné que la musique, la peinture ou n'importe quel art sont des matières que je ne parviens pas à maîtriser, ni même à comprendre.
Auparavant, j'aurai rit de toutes ces femmes tragiques, ou je n'aurai pas compris totalement ce qu'elles avaient ressenti lorsqu'on leur avait enlevé, supprimé l'objet de leur amour. Mais désormais, tout est limpide. C'est comme si je m'éveillais, et que je voyais la vérité, ce qu'il aurait fallu que je voie de tout temps. Il est en vie, il n'est pas si loin, et pourtant j'ai l'impression persistante qu'un bout de moi-même est partit... Je ne dirais pas que c'est fusionnel, parce que je n'aime pas ce terme. Je dirais que nous sommes, pour ma part, deux êtres distincts l'un de l'autre mais qui se complète à la perfection. Et là, je suffoque de tant d'absence...

lundi 10 mai 2010

19.


Tu es comme une drogue,
Lente, insatiable, dangereuse
Tu es entré dans mon sang
Tu as pénétré mon cœur
Et le manque survient.

Tu es comme l'enfant,
Rieur, jovial, bon vivant,
Tu as passé la porte
Tu as fait chavirer mon cœur
Et le bonheur survient.

Tu es comme un nuage,
Lointain, mystérieux, volage,
Tu as volé mon âme,
Tu as pris le large
Et la tristesse survient.

lundi 26 avril 2010

18.

Le monde m'effraie. Par tant d'égoïsme. Pourquoi est-ce si dur de partager, ne serait-ce qu'un sourire ? C'est si difficile que ça de sourire aux gens ? Ils ne sont pas responsables pour la plupart de nos emmerdes, ni de ce qui nous fait mal. En général, ce n'est qu'une seule personne, la responsable. Et souvent, elle se défile par lâcheté. Mais le monde entier doit-il pâtir à cause d'une seule personne qui nous fait mal ? Ne vaut-il pas mieux, après avoir essayer de la comprendre, d'accepter, de se révolter, de l'abandonner dans un coin de sa vie ? Ce n'est pas de la lâcheté, c'est juste qu'il faut tout de même se préserver un peu, non ? J'ai bien compris qu'on ne pouvait pas aider le monde entier, ou alors pas de la façon dont je pensais. On peut le soutenir, on peut compatir, on peut avoir de l'amour pour son prochain et rester insensible à ses attaques. Mais on ne peut le forcer à devenir quelqu'un d'autre, à prendre le chemin que nous voudrions. Nous pouvons seulement aimer la terre entière, dans son ensemble, ainsi que tous les êtres-vivants. Nous ne pouvons porter tout ça sur nos épaules, mais nous pouvons être présent pour les êtres qui nous entourent, en étant solide soi-même. Nous n'allons pas mieux parce que nous avons aidé notre prochain, nous n'apaisons pas nos peines. Nous l'aidons parce que nous allons bien, parce que nous sommes serein. Ce n'est pas une rédemption totale que d'aider l'autre, il faut être en accord avec soi-même pour assumer complètement les conséquences de cette aide apportée. Il faut être solide soi-même pour aider son prochain, et non pas l'inverse. Nous ne pourrons jamais l'aider complètement en étant démoli.
Le partage est alors possible. Offrir un sourire à un inconnu est un partage. Et c'est gratuit. Le partage n'a jamais rien coûté. Pourquoi devrait-on calculer pour les gens que l'on aime ? Pourquoi devrait-on compter tout court ? C'est quoi l'intérêt ? Je ne parle pas d'argent, je parle d'un sourire, d'une fleur, d'un rire... De toutes ces petites choses qui font parties du quotidien. Pas d'autres choses. L'égoïsme en a tué plus d'un, le partage en a fait vivre plus d'un...


mardi 20 avril 2010

17.

Enterrement du matin, bonjour. Enterrement du soir, bonsoir...

Je ne sais pas où cela nous mènera. Au fond, je ne me pose pas la question. L'avenir le dira. Et j'ai envie de profiter de chaque moment, de chaque instant à fond. Parce qu'on a qu'une vie. Et que le bonheur est un travail de longue haleine, alors je ne vois pas l'intérêt de me poser trop de questions maintenant, à ce stade. J'ai besoin de concentration pour arriver au bac sereine, et réussir. Réussir dans les buts que je me suis fixée. La vie est bien assez dure comme ça par moments... Là, tu es mon oxygène, mon air frais dont j'ai tant besoin. Alors, je ne vais pas tout gâcher avec mes questions inutiles. J'ai laissé la fenêtre ouverte, pour que tu puisses rentrer, toi, mon oxygène...




mardi 13 avril 2010

16.

" Cette histoire est vraie puisque je l'ai imaginé d'un bout à l'autre " VIAN.

L'histoire de ma vie, c'est un peu ça. Enfin, non. Les gens, c'est un peu ça. Je m'explique. J'ai l'impression de vivre dans un monde, dans une ville, où tout le monde se connait, et où il n'y a que des convenances. Tout le monde se dit bonjour par convenances. Et souvent, ils n'attendent pas la réponse à leur "ça va?" lancé rapidement. Quel intérêt de demander si ils n'attendent pas la réponse ? Quel intérêt à classer les gens par catégories ? J'en ai marre de toute cette masse inintéressante, j'en ai marre de toute ces convenances sociales, j'en ai marre de tous ces mensonges... Marre. J'étouffe. Je n'en peux plus. J'aimerai tellement de choses. J'oscille entre espoir et désespoir. Cette ville m'étouffe, les gens m'étouffent. Eux, et leurs carcans. Non, je ne suis pas dans vos carcans, et alors ? Oui, je peux être une grosse gamine puis la seconde d'après être plus posée qu'aucuns d'entre vous. Et alors ? Pourquoi devrait-on toujours être sérieux ? J'ai besoin de rire au moins une fois par jour, sinon quel intérêt de vivre ? Cela me pèse déjà de vivre ici, dans cette ville, avec tous ces gens, avec vous... Alors ne m'en rajoutez pas, je vous en prie.



Je me pose réellement la question si un jour je trouverai quelqu'un qui me corresponde. Quelqu'un avec qui avoir une réelle complicité. Avec qui j'arrive à parler de tout et de rien. Qui comprenne. Qui me comprenne. Suis-je si difficile ? Je n'ai pas envie de me faire plaindre. Mais j'ai envie d'une relation qui en vaille la peine, une pour laquelle me battre parce qu'elle en vaudra la peine. Et pas autre chose. Pas d'une semi-relation. A l'heure actuelle, on m'offre une relation purement physique. Libre, dit-on désormais. Quel intérêt ? Avec le bac qui approche, la seule chose qui m'intéresse, c'est un peu de tendresse, et quelqu'un qui sache réellement me faire rêver, me parler. Oui, c'est complètement idéaliste et idyllique de ma part, et ça ne me ressemble pas vraiment. Ca ne me ressemble pas du tout en fait. Oui, je ne crois pas en l'être humain. Mais là, j'ai envie de croire en un huis clos, seul à seul, dans notre monde. Un monde à part. Une bulle. Ma bulle, que j'élargirai un peu pour une autre personne, qui en vaudrait la peine. Échapper à ce monde qui m'étouffe, qui me tue à petit feu. Fuir devient ma plus grande passion... Et je commence à haïr ce monde, ces gens, l'amour.


dimanche 4 avril 2010

15.

Pourquoi fête-t-on les anniversaires ? Pour quelles raisons absurdes ? Quel plaisir y a-t-il à se dire " oh cool, j'ai pris un an de plus, bientôt la décrépitude !" ? Non mais soyons cohérents, je vous prie. Pour quelle raison offre-t-on des cadeaux ? Ce n'est pas une joie pour nous d'avoir un an de plus, loin de là. Sauf peut-être quand on atteint la majorité. Là, je veux bien. C'est un plaisir la majorité, de ce dire qu'enfin, on est libre ou presque, puisque la liberté n'est jamais totale. Mais je m'égare tel un papillon. Mais le reste du temps, à quoi sert les cadeaux ? Surtout quand on fait une soirée, en précisant bien à l'ultime question : "Tu veux quoi comme cadeau?" que non, nous n'en désirons aucun, et qu'on ne vous invite pas pour ça... Et blablabla. Pourquoi les gens n'écoutent-ils jamais ce qu'on leur dit à la fin? Non mais c'est vrai, c'est agaçant à la longue. On ne veut pas de cadeaux, on ne veut rien. Juste le plaisir pur et brut d'avoir les personnes qu'on aime auprès de nous, de rire avec elles, de danser avec elles, de parler avec elles. Un plaisir intact. Alors arrêtez avec cette tradition absurde. D'ailleurs, les anniversaires ne sont qu'un prétexte pour passer une soirée agréable. " Joyeux anniversaire" ne veut rien dire. C'est comme si on disait "Joyeuse vieillesse, ça te va bien les rides". Merci bien.
Alors, est-ce un message subliminal du "Je ne veux pas de cadeaux pour mon anniversaire", à vous de voir...



samedi 27 mars 2010

14.

" Il faut resserrer les liens familiaux... ", disait-elle. Ce jour-là, j'ai ris. Encore une fois devant cette phrase absurde qui ne veut plus rien dire à mes yeux, à mon cœur. Une famille, ça veut dire quoi de nos jours ? Regardez nous. Nous n'avons presque plus rien à se dire. Et elle souffre, si fort que j'aimerai la voir rire comme quand j'étais enfant. Ma mère... Si seulement je pouvais revoir tout ça, revivre tout ces moments si agréables... Et on l'aime encore, malgré ses conneries. J'aimerai tant qu'elle n'est pas pris ce chemin... Mais visiblement, c'était plus fort qu'elle. 








" C'est toi qui monte ?
- Oui.
- Ah... C'est moi qui descend."







Absurde. Complètement absurde. C'est un langage de sourd. J'aimerai être folle pour être heureuse. Et puis, c'est quoi cette histoire stupide sur le bonheur ? Depuis quand ça existe ça, hein ? Oh non, ne me dîtes pas que vous y croyez. Ne me dîtes pas ça. C'est absurde. On ne peut être heureux, du moins pas tant qu'on a une conscience. Notre vie est tellement absurde. C'est vrai au fond, je tente de me persuader tout le temps que nous sommes heureux, que nous pouvons trouver un sens à notre vie, qu'il y a un putain d'espoir. Mais il n'y en a pas. Il faut être fou pour croire au bonheur. Complètement fou. Il n'y a aucun espoir. Un espoir de fou. Et je ne suis pas folle.



Je suis jeune. J'ai 18 ans. J'ai un tas de surnom. Pour le moment, ce sera Thia. Quant à moi-même, ou mon but dans la vie, nous en reparlerons plus tard. Cette nuit, encore, j'ai fait ce cauchemar. J'aurai pu être une de ces enfants heureuses. J'aurai pu. Mais ce fut autrement pour moi. J'aurai pu être heureuse, dans un univers parallèle. 
Une question ne cessera jamais de tourner dans ma tête : " Pourquoi suis-je née? " Personne n'a et n'aura la réponse. Je n'ai jamais su réellement si j'aurai dû naître... J'ai toujours cru que j'étais un poids pour les gens qui m'entourent. Et je ne me suis jamais autorisée à être réellement aimée. Ca me fou la trouille. J'ai peur d'être aimée, et je mets une distance énorme dès que je vois qu'on peut tenir un peu à moi. J'ai pas envie d'être en couple, j'ai pas envie d'aimer. Juste de sentir que je peux plaire.



dimanche 21 mars 2010

13.

Je suis en manque de photographies, d'art, de musicalités dans les paroles. Au fond, très peu de gens savent réellement parler, s'exprimer correctement. Très peu de personnes sont réellement intéressantes... Une telle pauvreté m'effraie, et me fait mal. Non pas parce que je suis trop altruiste, mais bien parce que je trouve cela tellement dégradant... Nous allons à notre perte, et avec une vitesse folle. Pour oublier ma condition minable de jeune femme, mineure, trop peu cultivée à mon goût, et vouée à un avenir trop incertain, je bois. Je bois pour oublier, je bois pour trouver un sens. Comme presque tout le monde. Il y a plusieurs possibilités qui s'offrent à nous pour oublier cette condition pitoyable, et dans un sens tragique. Nous pouvons boire, nous pouvons nous tenir reclus de tout sentiments et de toutes amitiés, nous pouvons travailler comme des malades... Tellement de possibilités en fait.



Quand j'ai recommencé à lire les accords Toltèques, il y a une phrase qui m'a marqué : l'Homme est accro au malheur. Pourquoi avons-nous besoin de cela ? Ce serait tellement plus simple d'apprendre à être heureux. Mais c'est dur. Trop dur pour la plupart des gens. Parce qu'il faut être agréable, parce qu'il faut savoir se tenir. Et nous avons tous peur du bonheur. Parce que le malheur, on y est dans un sens habitué, et que s'il s'enfonce, ce ne sera pas dramatique, nous avons l'habitude. Tandis que le bonheur, une fois habitué, s'il s'effondre, nous ne savons plus quoi faire. C'est un drame, une bombe dans notre vie. C'est trop dur à supporter que de remonter la pente. Du haut de mon jeune âge, j'aspire à trouver cette plénitude et ce bonheur. La route est dure, plus dure que de s'habituer à ce malheur quotidien et permanent. Mais je refuse cet état de cause, je refuse qu'il se passe ça. Il suffit de trouver sa voie et de s'y tenir. Il y a des choses qui dépendent de nous. Et d'autres pas. Comme quoi les stoïciens ne disaient pas que des choses absurdes. Je tente de maîtriser ma vie, mais je ne peux maîtriser mes sentiments. Alors je m'y refuse, pour le moment. J'ai beau aspirer à être heureuse, et sereine, une partie de moi refuse que je m'attache pour ne pas souffrir. Pour le moment. Viendra un jour où j'assumerai cette part de moi, comme le doit tout être-humain.



Mais pour trouver cette plénitude, il faut cesser les préjugés. Ce qui semble être mission impossible pour certaines personnes. Et j'ai une partie de moi qui ne peut s'empêcher de vouloir leur prouver le contraire, leur démontrer que leurs préjugés sont infondés. Détermination qui me coûte beaucoup. Je me prends parfois pour la protectrice du monde, ce qui au fond m'amène beaucoup plus d'ennuis qu'autre chose. Je ne dirai jamais pour me défendre : " c'est ma nature " parce que cela voudrait dire que je me limite à ça et point barre. Et je déteste cet état de cause. Alors, pour le moment, c'est une tare, et un jour peut-être je maîtriserai cette partie de moi pour enfin être sereine. Le chemin est long, tortueux, nous n'arrivons jamais au bout, mais c'est tellement intéressant...

vendredi 12 mars 2010

12.

J'aimerai vous raconter ce qui se passe dans ma tête, mais en ce moment, ça dépasse tout ce que j'aurai pu imaginer. Je m'affirme, et il arrive encore que la réelle moi ait du mal à s'imposer face à tout ce que j'ai toujours été. C'est flou, très flou, mais ça s'éclaire chaque jours un peu plus. Je serai moi, et ce avant la fin de l'année, c'est un fait. Et c'est pas à pas que je fais cette reconstruction personnelle.



Into the wild... Dans la nature. Vivre à propos. Je ne vais pas m'amuser à citer ici tout les philosophes. Voyez ce film. Regardez-le vraiment. Sentez-le. Sentez ce qui vous entoure ! Vous êtes vivants... Qu'importe les coups de blues. Qu'importe ce qui se passera de mauvais dans votre vie. Vous êtes en vie ! Et ce n'est pas rien. Nous sommes vivants, réellement vivants. Et nous n'avons plus qu'à trouver notre équilibre.



" Le bonheur n'est réel que s'il est partagé " Into The Wild.

Oui ! Bien sûr que oui ! A quoi nous servirait le langage si on était incapable de partager... De mon point de vue, c'est le drame de notre société. Nous sommes incapables de partager. Nous attachons trop d'importances au matériel... Nous sommes incapable de se respecter en tant qu'homme, et de respecter autrui en tant qu'hommes... Nous allons à notre perte, et tête baissée. C'est tellement plus drôle !
Trouvez votre vérité. Vivez à propos, l'instant présent. Parce qu'il partira, parce que la personne qui vous accompagne partira, et que tout partira. L'instant présent n'existe qu'une fois, par logique. Alors vivons, au maximum. Atteignons notre vérité. Atteignons nos buts. Pour vivre, toujours plus fort, toujours plus vif, toujours plus pur...

mercredi 10 mars 2010

11.


" Mais pas de regret, fais-moi confiance et pense "

J'ai toujours rêvé d'un autre monde, je crois bien... J'ai toujours rêvé à ce que les choses soient différentes. Jusqu'à ce que je comprenne que certaines choses dépendaient de moi. Et là, j'ai mûri. J'ai compris que je ne changerai pas l'être humain, qu'au mieux, je pouvais juste espérer. Mais l'espoir ne fait pas vivre, il détruit. Jusqu'à la moelle. Alors j'ai pris mon courage à deux mains, et j'ai tenté d'être celle que je suis. J'ai accepté mes idéaux, j'ai accepté tout ce qui faisait que j'étais telle que je suis, et j'ai pris un nouveau chemin. Plus beau, mais plus dur. Celui de l'intégrité. Et j'ai commencé à me battre au quotidien pour obtenir cette intégrité qui me faisait tant rêvé. Ca, ça dépendait de moi. Je devais agir. J'ai laissé de côté l'humanité, puisqu'elle ne dépend pas de moi. Et je me suis attaquée à quelque chose de plus réalisable et plus concret : mes proches et moi-même. Je fais changer l'humanité, doucement. Ce que j'ai aidé aideront à leur tour. Et alors, peut-être le monde deviendra-t-il autre. Peut-être enfin la cruauté cessera... Mais ce n'est qu'un vaste rêve, et les rêves n'existent pas... 


lundi 8 mars 2010

10.

Ma bonne humeur est réapparut au détour d'un tendre petit chemin. Il neige, et je suis heureuse. Heureuse de réussir dans ce que j'entreprends, heureuse d'être aussi bien entourée. Heureuse de savoir rire de tout. Heureuse d'avoir un cynisme étouffant qui cache au fond mes plus grandes joies quotidiennes. Heureuse d'avoir eu 18 en philo. Ma persévérance paie, mes efforts paie. Mon assiduité me tuera, mais je me battrai. Je suis une battante. Je n'arrêterai jamais. Je réaliserai mes rêves, et ma supériorité écrasera de remords tout ceux qui n'ont pas cru en moi. Je doute avoir les capacités intellectuelles pour y arriver, mais je suis intègre, et combattive. Je vaincrai. J'écraserai sous le poids de ma victoire tout ces petits cons. Je suis heureuse, d'un rien. Je rie, d'un rien. Je pleure, pour évacuer toute cette douleur et toute cette pression que je ne cesse d'accumuler. Je ne crois pas en moi, mais en vous. En eux. Et mon orgueil n'aura de cesse tant qu'il n'aura pas réalisé sa grandeur. Alors, j'y arriverai. Je réaliserai mes rêves. Je me battrai, comme toujours, jusqu'au dernier souffle. Parce que cela en vaut la peine, parce qu'au fond, je suis quelqu'un de bien. De fragile et de fort, de triste et d'heureux, de paradoxal. Et j'y arriverai.

 

  


 

vendredi 26 février 2010

09.

Oui, je suis peureuse. Je suis morte de trouille à l'idée de ce bac blanc, que j'ai l'impression d'avoir très mal préparé. J'ai l'impression de ne rien savoir... J'ai une peur qui m'envahit, mon cerveau est sur une autre planète.
Ceci dit, j'ai un nouveau sac. Il est beau, il est charmant, il ira très bien pour mes cours.

J'ai écrit à mon père. Je n'arrivais pas à parler, alors j'ai écrit. Ca m'a fait un bien fou, et je n'attends pas spécialement de réponses. Je verrais bien. J'essaie de me détacher doucement de tout ça. Et puis, le fait de passer une 3 jours avec la maison rien que pour moi m'a fait prendre conscience que je peux m'en sortir seule. Ca aide et rassure pour l'an prochain qui signe le grand départ. J'ai reçu mon dossier crous, d'ailleurs. Tout mignon. Demain je le renvoie rempli : une bonne chose de faite !

Loriane

mardi 16 février 2010

08.

La peur de tout écrivain, ce n'est pas la page blanche. Loin de là. C'est cette peur qui ronge, cette peur de l'échec, d'être nul, de ne pas être lu... Cela vous ronge, de l'intérieur, littéralement. Cela vous paralyse, ça part du ventre, vous fait mal, et remonte jusqu'à la gorge. Cette peur vous noue la gorge, vous n'arrivez plus à rien... Et vous êtes perdu. Perdu dans cette masse d'information et qui n'arrive pas à sortir. Perdu dans ce monde que vous n'arrivez plus à décrire. Perdu dans la vie. C'est comme si votre étoile disparaissait, comme si ce qui vous faisait vivre partait subitement, et sans prévenir. On se sent seul dans ces moments là...
L'écriture, c'est sa raison de vivre. Il avait commencé à écrire à l'époque où sa vie n'était qu'un champs de ruines... Alors, pour tenter d'évacuer tout ce mal-être, il avait pris la plume. Et puis, pour tenter de survivre, il avait commencé à décrire ce monde qui fait si peur. Ce monde qui étouffe quiconque. Ce monde... dans lequel on vit. Il était pourtant jeune, et inexpérimenté. Mais il avait les tripes nécessaires pour écrire.

Mais comment avoir les tripes quand tout s'écroule d'un coup ? Cette peur... Oh comme il suint de peur... Et demain, il faudra se relever, et affronter le regard d'autrui, sans pouvoir le rendre immortel par l'écriture. C'est cela, le plus affreux : ne plus savoir écrire avec ses tripes.


jeudi 11 février 2010

07.

On a tous souffert au moins une fois en couple. Alors pourquoi recommence-t-on ? Sommes-nous tous masochistes ? Nous devons tous avoir besoin de tendresse, d'attention, mais à différents degrés et sous différentes formes. Certains rejettent ce besoin pourtant si naturel, pour passer pour des forts. Certains encore le rejettent parce que cela leur semble contraire à la raison. D'autres enfin par peur de faire souffrir l'autre, par altruisme, ne s'estimant pas à la hauteur. 
Quelque soit notre raison, on a tous rejeté un jour ce besoin, ce sentiment pourtant si naturel: l'amour. 

Quand on se met en couple, que ce soit notre première relation ou pas, on sait tous qu'on va devoir se mettre à nu, se livrer, au bout d'un moment pour le bien de la relation. On sait tous que tôt ou tard, on va souffrir. On est tous conscient des risques. On est conscient des difficultés que l'on va rencontrer. On est conscient de tout. 
Et on fonce quand même. On tente quand même. En espérant tous atteindre le bonheur, avoir une très belle relation qui durera... L'espoir. Au final, Pascal n'avait pas tort : " Tout homme espère être heureux, y compris celui qui va se pendre". On le recherche tous ce satané bonheur. Est-ce pour cette raison que nous fonçons la plupart du temps dans des relations absurdes ? La quête du bonheur pourrait tout expliquer ? Ce serait, vraisemblablement une partie de la réponse. Mais l'amour doit-il obligatoirement faire mal ? 

Avouons-le, on se pose tous la question. Et il n'y a aucune manière de faire pour qu'on soit heureux en couple, il n'y a pas de règles préétablies. 
Toujours est-il qu'on a tous conscience des risques, mais qu'on désire tous ce sentiment. Serais-ce dû à un conditionnement ? Peut-être. C'est un désir acharné chez certains. Conscient pourtant du mal que cela peut occasionné. Donc il est certain que ce sentiment a un ascendant certain sur la nature humaine. 
Alors, une dernière question : devons-nous le rejeter ou l'accepter, ce sentiment ?

dimanche 7 février 2010

06.



Je n'avais jamais pensé à ça auparavant. Ou alors, je voyais ça comme un lointain avenir, le désignant par "un jour" ou "plus tard". Jamais je n'avais envisagé la question de façon plausible. C'était une chimère, quelque chose qui hantait parfois mon avenir, mais jamais de façon sérieuse. Mais là, je me la pose cette question. Et en prenant en compte tout les paramètres possibles : morale, réputation, réalité, capacité... etc. Beauté aussi, tiens. L'intelligence, à un moindre degrés. Mais surtout, je me demande ce que cela pourrait m'apporter.
" Un plan cul ". En quoi cela consiste ? Cela m'apporterait-il quelque chose ? J'aurai l'air de quoi suite à ça ? Ce sont ces questions qui me hantent. 
Je suis incapable d'envisager une relation stable et équilibré. Premièrement, à cette heure, j'en suis incapable. Je ne veux aucunes contraintes, je ne veux pas d'obligations, de prises de têtes, d'exclusivité, d'hommes... Je veux juste ma liberté. Deuxièmement, mon emploi du temps est tout ce qu'il y a de plus chargé, parce que je veux la mention Bien. Alors, ce "plan cul" devient presque impossible dans ces cas-là. 


Il faut prendre en compte aussi que je suis bien trop difficile. Vu sous cet angle, ce genre de relation semble bien trop rationnelle. Eh bien oui ! Je me rends compte de plus en plus que je suis tout à fait rationnelle, posant le pour, le contre, et envisageant tout les paramètres possible et inimaginable. 
Le dernier paramètre à prendre en ligne de mire, c'est savoir si j'en serai capable ou pas. Faire ça, là, sans sentiments, sans rien d'humain. Me chosifier. Devenir une bête de plus dans le lit d'un homme de plus... C'est la vraie question. Je ne veux pas être une de plus. Je ne veux pas être réifier à quelque chose d'ordinaire. Et je ne suis pas la femme à la plus insensible au monde... Il faut dire aussi que je n'aime pas spécialement mon corps. Alors, comment concilier tout ça ? Vu comme ça, c'est littéralement mission impossible. 


Je ne veux rien de ce qui fait une relation comme ça, et pourtant je refuse une relation stable. En fait, je refuse tout sentiment qui appartient de près ou de loin à de l'amour. Je refuse qu'on m'aime à nouveau, qu'on s'attache à moi. Parce que, moi, je ne m'attache pas tant que ça. Ça  dure un temps, et j'oublie tout. Je ne veux pas faire souffrir de pauvres petits garçons. Je suis, pour la plupart des gens, un cas à part de femme, complètement névrosée. Peut-être. Ou peut-être pas. Disons juste que j'ai 17ans, bientôt 18, et que j'ai besoin de ma liberté. Si elle doit passer par une annihilation complète de sentiments, alors d'accord. Je le ferai. 


Après tout ce raisonnement logique, je ne sais toujours pas quelles décisions prendre... Il faut déjà rencontré la personne, ça peut aider... Donc, advienne que pourra !

mercredi 3 février 2010

05.

L'euphorie post-achat. C'est quand tu viens de t'acheter enfin ce que tu veux, depuis longtemps, et que tu réalises pas que désormais, ce vêtement tant désiré va être dans ton armoire. Et que tu vas pouvoir le mettre autant de fois que tu veux.
Cette euphorie, c'est magique. Déjà, parce que ça te motive à bosser. Ensuite, parce que t'as un sourire niais. Et enfin, c'est comme si t'étais amoureux. Donc, ayons du pouvoir d'achat !! ( Ou faîtes comme moi : consommez pas cher ! )


Pour info, j'ai enfin trouvé mon gilet de serveur. J'suis contente !




 

  

dimanche 31 janvier 2010

04

Il y a des jours comme ça, après une soirée avec vous, j'ai envie de dire que mon calme intérieur est retrouvé. J'ai besoin de ce calme, et il arrive souvent ces derniers-temps qu'il se perde on ne sait où. C'est assez embêtant, c'est sur. Alors, au détour d'une soirée, d'une après-midi ou même d'une soirée, il est là. ( Belle métaphore filée, vous en conviendrez ! ) 
Tout ça pour dire que j'aime être à leurs côtés, que ma vie devient plus belles, et que c'est grâce à eux tous, sans exception, que je continue d'avancer, avec rage, inlassablement.

J'ai décidé d'avancer dans ma vie avec rage. Et je le fais. J'arrêtai de fumer il y a quelques temps, désormais je vais courir dès que je le peux. Je suis aussi une jeune végétarienne, et je prends en mains les idées qui me trottent un peu trop dans la tête. J'ai un livre à écrire, des choses à dénoncer, et ça ne saurait tarder. Il me faut le temps et la connaissance nécessaire. Mais même s'il me faut 25ans pour écrire ce livre, je l'écrirai.

La chose la plus drôle à l'heure actuelle, c'est l'énergie considérable que je fournis pour obtenir mon bac, mention Bien si possible, alors que je ne crois absolument pas en ma détention de ce diplôme ! Par contre, tous mes professeurs y croient, dur comme fer. Il y a forcément une erreur. Mais je trouve ça plutôt flatteur de leur part. J'aimerai seulement penser comme eux, et cesser tout ce stress superflu, toute cette pression, nécessaire il me semble pour réussir, sauf quand elle est à outrance, comme ces temps-ci. 

C'est décidé, pendant les vacances, je vivrais pendant trois jours en totale autarcie : adieu le monde ! ( Mais d'ici là, bonjour travail !)


vendredi 29 janvier 2010

03.

J'ai toute cette rancœur en moi. Toute cette rancœur en moi qui me ronge, chaque jour un peu plus. Je leur en veux, et ça ressort de plus en plus. Les masques sont tombés, et je suis incapables de les remettre. Et chaque jour le fossé entre nous se creuse un peu plus, nous éloignant.
Pourtant, je ne peux pas m'empêcher au passé... J'ai horreur de cette faiblesse en moi, j'ai horreur de tout ça. Je n'aime pas voir le passé ressurgir d'on ne sait où. J'avais besoin de vous, et vous n'étiez pas là. Et vous ne l'êtes toujours pas.

Plus je vois ce fossé se creusait, et plus j'en souffre. Vous ne vous en doutez même pas, ignorant cette détresse qui fait partie de mon quotidien désormais. Vous ne voulez rien voir, et pourtant... J'avais besoin de vous.


samedi 16 janvier 2010

02.

Notre regard s'est croisé il y a trois ans. Tu as volé mon amour, tu as volé mon âme. Et il ne me reste plus que ma plume, que mon cœur pour retranscrire inlassablement ce que je ressens.

Oh, je vous en prie. Épargnez-moi vos conventions. Épargnez-moi votre pitié, votre incompréhension, vos questions, sans cesse. Au fond, vous le savez bien, vous vous en foutez du pourquoi du comment. C'est comme ça. J'ai un cœur en miette, depuis presque trois ans. Je demande à personne de le réparer, je demande rien en somme. Je constate.
Je suis masochiste. C'est un fait, non une supposition. Mais surement que beaucoup de femmes sont dans mon cas.
Pourquoi, à chaque fois, être attirée par l'homme sombre, distant, le parfait connard en somme, au lieu du gentil garçon attentionné ? Je ne pense pas que c'est parce que nous n'avons pas essayer. Quand bien même on a essayé, pourquoi ne pas nous satisfaire pleinement de cette relation agréable et basée sur une commune entente ? C'est là qu'intervient notre masochisme commun. On refuse de s'attacher à quelqu'un qui serait susceptible de nous rendre heureuse. Mais bordel, pourquoi ?

Le problème, le voilà. Je suis incapable d'aimer vraiment, depuis trois ans. Il s'est barré, mon âme avec. Je n'ai plus qu'à lui dire merci. Je n'aurai certainement jamais la réponse à toutes ces questions. Un jour, peut-être, j'aurais la chance de récupérer mon âme..

" Délivre moi du mal, je t'en supplie
Délivre nous du mal, pardonne moi "
AqME


vendredi 15 janvier 2010

01.

Et voilà, un nouveau blog, une nouvelle plateforme. En espérant qu'enfin celle-ci me convienne...
Mais "moi", qui suis-je ? Une internaute de plus, une jeune fille de plus qui vient déposer ces idées ici. Des idées noires, ou blanches ( bah ouais, pourquoi on dit toujours des idées noires ? Et si JE veux des idées blanches moi ? ). Le Dégueuloir, c'est mon foutoir. Personne ne me dira de le ranger, personne ne me dira de m'expliquer. C'est mon bordel. Alors, autant vous prévenir chers petits lecteurs ( oui, vous êtes mes chers lecteurs ! ), je suis un peu névrosée sur les bords... Enfin, c'est un bien grand mot. Disons plutôt que j'ai beaucoup d'idées, et que j'ai besoin d'un endroit où les déposés. C'est un dépotoir. Mais ce sera aussi ici que je vais venir gueuler. Contre un peu tout. Et crier aussi. Parce qu'il en faut, de ces endroits-là.

Mais je sens que vous vous demandez toujours qui je suis... ( Ou pas. ) Bon, en bref, je suis jeune. On me surnomme Thia, mais certains m'appellent aussi Sisi. Vous choisissez, c'est pas beau ? Je suis en Terminale Littéraire. Ouais, je sais, l'année du bac et blablabla... C'est bon, je crois qu'on a compris. Et l'an prochain pfiouh ! m'en vais. Je pars. Donc c'est un joyeux bordel dans ma tête ... D'où l'idée d'un Dégueuloir. Le mien.

Donc, vous êtes face à un choix ! Suivre ( ou pas ) mes interrogations internes sur pourquoi ma vie, la vie, et tout un tas de questions, ou fermer cette fenêtre et vous dire qu'une fois de plus, c'est un blog inintéressant. Au fond, ça restera toujours MON DEGUEULOIR.

Ah ! Et pour ceux que ça intéresse vraiment, je viens de là : Blop ! On sait jamais, si il y a des curieux...