Se lever. Tant bien que mal. Se préparer, et sortir, encore tôt, très tôt. A 8h30, en centre ville, il n'y a pas grand monde. Mais ceux qu'on croise, ils nous sont en quelques sortes agréables. A dire vrai, je n'ai jamais aimé les grandes foules, j'aime plutôt ne voir que quelques personnes. J'ai l'impression alors d'être dans une sorte de bulle. Certains font face, d'autres pas. Et le matin, c'est visible. On peut sentir les tracas de la veille, on peut sentir le dur réveil, on peut sentir le froid qui les endort. On peut sentir les gens. Comprendre. Il suffit juste d'être attentif.
J'aime bien me promener tôt le matin. Tout s'éveille doucement. Le soleil, la chaleur de la journée, les personnes que l'on va croiser, les commerçants, les antiquaires, les serveurs des cafés, les buralistes, et tout le beau monde qui part travaille. La plupart y vont en traînant des pieds. On voit aussi les étudiants qui vont suivre leur cours. Les gens sont généralement pressés, comme si le temps allait les retenir, les empêcher. Pour la plupart, on peut sentir leur stress, qui en devient inévitablement palpable si on regarde bien. Quand le matin je m'arrête au bord du chemin, et que j'observe, j'ai l'impression d'être à part, d'observer l'effervescence du monde qui s'éveille. Souvent, j'ai envie de donner un sourire aux gens, de les motiver un peu plus.
Au fond, on a tous nos tracas matinaux.
LE DEGUEULOIR.
. . . Ce que vous ne voulez peut-être pas entendre.
mardi 20 septembre 2011
mercredi 7 septembre 2011
48.
Le concept est simple. On pourrait même l'appeler le concept du "je fais que de la merde". Enfin, ça s'arrête à quelques petites merdes sans presque aucunes conséquences. Genre laisser les gants pour le four sur la plaque de cuisson électrique alors qu'on sait très bien qu'elles chauffent quand même ces petites salopes. Oui oui, je suis douée en ce moment. On pourrait même dire que je les enchaîne.
Mais au fond, ça n'est pas trop grave. Ce qui positif pour le moment, c'est que j'ai peut-être trouvé un emploi. Et là, on applaudit. Non, j'ai dis que vous applaudissiez. C'est un exploit en somme. Trouver un emploi de nos jours, sans aucunes qualifications concrètes, c'est un miracle. Bon d'accord, j'ai pas encore signé. C'est pas encore gagné. Mais mon CV intéresse. Et donc, possibilité que je devienne animatrice socio-culturelle. Le nom pète, l'emploi peut-être pas. Ca reste de l'argent qui rentre ...
Non mais soyons franc, trouver un emploi relève du surnaturel. C'est pire que le parcours du combattant, pire qu'avoir ses règles, pire que se faire plaquer, pire que la course à l'armement. Je dirais que c'est même pire que la fin d'un bon roman. Ou pour certains, pire que voir son personnage de jeu de rôle mourir. En fait, pire que tout. Déjà, parce que t'as beau avoir les diplômes qu'il faut, on te répondra que tu n'as pas l'expérience. T'as beau avoir l'expérience, on te répondra que t'as pas les diplômes. Et si par miracle, tu as les deux, on te dira que tu es trop jeune pour ce poste. Dans tous les cas, tu ne corresponds pas vraiment à ce que je cherche cet employeur. Parce qu'il sait une chose, c'est qu'il y a des dizaines de personnes qui attendent pour ce poste, et qu'il trouvera forcément quelqu'un de mieux que toi. Ou alors t'as la chance d'un cocu, et le poste est pour toi. Mais sache que ça n'arrive presque jamais. On appelle ça un coup de chance...
On appelle ça aussi le marché du travail. Je l'appellerai plutôt le marché de l'abattoir. Parce que non seulement, on te refuse l'emploi, mais en plus on te fait bien comprendre que tu es nul, que tu es loin d'être indispensable, et que si tu crèves de faim, tant pis. Merci. Nous aussi, on vous aimes. Nous, les petits chercheurs d'emploi. Ta vie, ils s'en foutent. Mais toi, tu te lèves le matin, en voyant ton joli compte en banque descendre, descendre, descendre... en multipliant tes recherches d'emploi. Alors parfois, tu as des proches qui tendent de te soutenir, te disant comment il faut que tu t'y prennes. T'essaie. Loupé. Try again. Et parfois, ça marche ( ou pas ).
Tout ça pour que vous vous réjouissiez avec moi, parce que c'est un jour fabuleux où j'ai peut-être la chance d'obtenir un travail stable, proche de chez moi, et qui me plaît. Ô gloire ! Mais ne crions pas victoire. Dans quelques jours nous serons fixés quant à mon potentiel futur emploi.
Jusque-là, courage ! ( Je ne sais pas si je m'adresse véritablement à vous ou plutôt à moi... )
Mais au fond, ça n'est pas trop grave. Ce qui positif pour le moment, c'est que j'ai peut-être trouvé un emploi. Et là, on applaudit. Non, j'ai dis que vous applaudissiez. C'est un exploit en somme. Trouver un emploi de nos jours, sans aucunes qualifications concrètes, c'est un miracle. Bon d'accord, j'ai pas encore signé. C'est pas encore gagné. Mais mon CV intéresse. Et donc, possibilité que je devienne animatrice socio-culturelle. Le nom pète, l'emploi peut-être pas. Ca reste de l'argent qui rentre ...
Non mais soyons franc, trouver un emploi relève du surnaturel. C'est pire que le parcours du combattant, pire qu'avoir ses règles, pire que se faire plaquer, pire que la course à l'armement. Je dirais que c'est même pire que la fin d'un bon roman. Ou pour certains, pire que voir son personnage de jeu de rôle mourir. En fait, pire que tout. Déjà, parce que t'as beau avoir les diplômes qu'il faut, on te répondra que tu n'as pas l'expérience. T'as beau avoir l'expérience, on te répondra que t'as pas les diplômes. Et si par miracle, tu as les deux, on te dira que tu es trop jeune pour ce poste. Dans tous les cas, tu ne corresponds pas vraiment à ce que je cherche cet employeur. Parce qu'il sait une chose, c'est qu'il y a des dizaines de personnes qui attendent pour ce poste, et qu'il trouvera forcément quelqu'un de mieux que toi. Ou alors t'as la chance d'un cocu, et le poste est pour toi. Mais sache que ça n'arrive presque jamais. On appelle ça un coup de chance...
On appelle ça aussi le marché du travail. Je l'appellerai plutôt le marché de l'abattoir. Parce que non seulement, on te refuse l'emploi, mais en plus on te fait bien comprendre que tu es nul, que tu es loin d'être indispensable, et que si tu crèves de faim, tant pis. Merci. Nous aussi, on vous aimes. Nous, les petits chercheurs d'emploi. Ta vie, ils s'en foutent. Mais toi, tu te lèves le matin, en voyant ton joli compte en banque descendre, descendre, descendre... en multipliant tes recherches d'emploi. Alors parfois, tu as des proches qui tendent de te soutenir, te disant comment il faut que tu t'y prennes. T'essaie. Loupé. Try again. Et parfois, ça marche ( ou pas ).
Tout ça pour que vous vous réjouissiez avec moi, parce que c'est un jour fabuleux où j'ai peut-être la chance d'obtenir un travail stable, proche de chez moi, et qui me plaît. Ô gloire ! Mais ne crions pas victoire. Dans quelques jours nous serons fixés quant à mon potentiel futur emploi.
Jusque-là, courage ! ( Je ne sais pas si je m'adresse véritablement à vous ou plutôt à moi... )
mardi 9 août 2011
47.
Je ne sais plus ce qu'est l'Art. Non c'est vrai. Et je crois que beaucoup de gens sont persuadés de faire de l'Art. Dès qu'on écrit trois lignes, que ça ressemble à un texte passable : c'est de l'Art pour eux. Et alors pour la photographie, je crois bien que c'est pire. A croire que dès qu'on sait manier un tant soi peu quelque chose, on se sent investit d'une Muse, et on se croit dès lors Artiste.
Pour remarquer ça, il suffit de se ballader sur facebook, ou de naviguer un peu sur les nombreux blogs qui tapissent la toile. Il y en a très peu pour rester modeste, et considérer cela comme un passe-temps. Mais pour de nombreux internautes, ils font de l'Art. Trois clichés d'une mise en scène avec des copines, et hop, c'est de l'Art... Quelques modifications avec Photoshop et ses nombreux copains, et c'est de l'Art. Je commence sérieusement à saturer de tout cet "art" de bas étage... Je veux bien concevoir que certaines photos sont belles, intéressantes, mais de là à se monter tout seul sur un piédestal, faut pas pousser. Je suis peut-être trop critique... Mais je préfère l'être, et ne pas m'auto-proclamer artiste. Je n'écris que des petits textes, pas véritablement passable. Et je n'en fais pas toute une montagne.
Je me doute que très peu liront ceci, et à la limite, je n'en ai cure. Mais j'aimerai qu'on puisse cesser cet afflux croissant de "j'suis trop artiste, j'ai lu deux bouquins sur la photo, j'fais de trop belles photos !" (imitable pour la musique, l'écriture et toute forme d'art désormais... ). C'est juste pathétique !
Mon Art à moi, c'est lui.
Pour remarquer ça, il suffit de se ballader sur facebook, ou de naviguer un peu sur les nombreux blogs qui tapissent la toile. Il y en a très peu pour rester modeste, et considérer cela comme un passe-temps. Mais pour de nombreux internautes, ils font de l'Art. Trois clichés d'une mise en scène avec des copines, et hop, c'est de l'Art... Quelques modifications avec Photoshop et ses nombreux copains, et c'est de l'Art. Je commence sérieusement à saturer de tout cet "art" de bas étage... Je veux bien concevoir que certaines photos sont belles, intéressantes, mais de là à se monter tout seul sur un piédestal, faut pas pousser. Je suis peut-être trop critique... Mais je préfère l'être, et ne pas m'auto-proclamer artiste. Je n'écris que des petits textes, pas véritablement passable. Et je n'en fais pas toute une montagne.
Je me doute que très peu liront ceci, et à la limite, je n'en ai cure. Mais j'aimerai qu'on puisse cesser cet afflux croissant de "j'suis trop artiste, j'ai lu deux bouquins sur la photo, j'fais de trop belles photos !" (imitable pour la musique, l'écriture et toute forme d'art désormais... ). C'est juste pathétique !
dimanche 5 juin 2011
46.
Je voulais écrire sur toi, sur ta vie. Te rendre hommage par la seule façon dont j'en sois capable : l'écriture. Mais là, j'en suis véritablement incapable. J'ai pourtant pleins d'idées. Je saurai presque comment faire. Mais tous ses souvenirs se bousculent, s'enchaînent, sans que je puisse réellement les attraper. Mais je ne perds pas espoir. Je te rendrai hommage, à ma façon. J'y travaille...
Hier soir, il y a eu de l'orage. Un énorme orage. Le chat grognait, les lumières s'éteignaient. C'était presque apocalyptique. Et probablement que ça recommence ce soir. Qu'importe. J'ai mon chat avec moi. L'homme travaille. Et j'ai pas mal de choses à faire aujourd'hui. Je reprend ma vie en main, maintenant. A la seconde où j'arrête de rêver de quelque chose de meilleur. Je le met en place, doucement, tranquillement. Je reprends en main mes fantômes.
Mais une question subsiste : pouvons-nous réellement être qui nous sommes, sans entrave ?
Hier soir, il y a eu de l'orage. Un énorme orage. Le chat grognait, les lumières s'éteignaient. C'était presque apocalyptique. Et probablement que ça recommence ce soir. Qu'importe. J'ai mon chat avec moi. L'homme travaille. Et j'ai pas mal de choses à faire aujourd'hui. Je reprend ma vie en main, maintenant. A la seconde où j'arrête de rêver de quelque chose de meilleur. Je le met en place, doucement, tranquillement. Je reprends en main mes fantômes.
Mais une question subsiste : pouvons-nous réellement être qui nous sommes, sans entrave ?
lundi 23 mai 2011
45.
La nuit, c'est mieux. Ou pas. Mais là, je suis dans un problème qui me fait paniquer, donc j'écris. Si vous suivez la logique, vous me le dites.
Il faisait nuit noire dans la petite chambre d'enfant. La veilleuse ne fonctionnait plus. Après tout, elle avait tout de même cinq ans. Une grande fille désormais. Mais malgré l'heure tardive - l'horloge affichant trois heures du matin - la petite fille avait les yeux grands ouverts dans son lit. De grands yeux, sombres. Elle fixait un coin de la chambre, mais son regard semblait absent. Elle attendait. Elle attendait que la maison s'éveille. Ce qui n'arriverait pas avant un bon moment.
Elle se mit alors à réfléchir. Doucement. Elle se rendait bien compte que la vie d'adulte, c'était compliqué. Beaucoup trop compliqué. Il y avait des règles inscrites nulle part à respecter, des gens que l'ont devaient côtoyer par obligation, des sourires qui sonnaient faux... Non, vraiment non, elle n'était pas pressée de devenir une grande personne. Plus elle y pensait, et plus elle trouvait tout très compliqué chez les adultes. Ils se déchiraient en silence, et ils attendaient très longtemps pour passer l'éponge. En fait, elle aimait bien être une petite fille. On répondait toujours à ses questions.
Cette semaine-là, elle était chez son papa. Elle aimait bien être chez son papa. Même si sa maman disait du mal de papa. Mais c'était des histoires d'adultes. Elle ne voulait pas croire sa maman quand elle disait des choses méchantes. Mais sa grande soeur, elle croyait tout ce que lui disait leur maman. La petite fille aux grands yeux trouvait ça dommage. Elle ne voulait pas savoir les raisons de maman, mais ça lui faisait beaucoup de mal de voir qu'elle faisait ça... Elle ne voulait pas choisir entre papa et maman. Elle les aimait tous les deux, même si elle ne comprenait pas maman. Maman avait un autre amoureux... D'ailleurs, la petite fille se demandait ce que ça faisait d'avoir un amoureux. Et pourquoi maman n'aimait plus papa. C'était encore un truc d'adulte. Mais ça lui faisait un peu mal tout de même...
"Mathilde, il est sept heures. Tu te réveilles ma puce ?
- Je suis déjà réveillée papa. Petit déjeuner ?
- Oui, je t'attends en bas ma puce. "
Mathilde se leva, doucement, enfila ses petits chaussons qu'elle aimait beaucoup, et descendit prendre son petit-déjeuner. Comme tous les jours, elle vit que son papa avait l'air un peu triste, comme éteint. Et puis, elle se souvint qu'elle avait des poux. Cette remarque la fit un peu paniquée, comme cette panique qui l'avait tenue éveillée toute la nuit. Elle se gratta la tête, se plaignit, et se calma grâce au câlin de son papa. Puis elle partie à l'école, fatiguée, mais certaine d'une seule chose : vivre comme un adulte, avec beaucoup de gens, c'était vraiment trop compliqué.
Il faisait nuit noire dans la petite chambre d'enfant. La veilleuse ne fonctionnait plus. Après tout, elle avait tout de même cinq ans. Une grande fille désormais. Mais malgré l'heure tardive - l'horloge affichant trois heures du matin - la petite fille avait les yeux grands ouverts dans son lit. De grands yeux, sombres. Elle fixait un coin de la chambre, mais son regard semblait absent. Elle attendait. Elle attendait que la maison s'éveille. Ce qui n'arriverait pas avant un bon moment.
Elle se mit alors à réfléchir. Doucement. Elle se rendait bien compte que la vie d'adulte, c'était compliqué. Beaucoup trop compliqué. Il y avait des règles inscrites nulle part à respecter, des gens que l'ont devaient côtoyer par obligation, des sourires qui sonnaient faux... Non, vraiment non, elle n'était pas pressée de devenir une grande personne. Plus elle y pensait, et plus elle trouvait tout très compliqué chez les adultes. Ils se déchiraient en silence, et ils attendaient très longtemps pour passer l'éponge. En fait, elle aimait bien être une petite fille. On répondait toujours à ses questions.
Cette semaine-là, elle était chez son papa. Elle aimait bien être chez son papa. Même si sa maman disait du mal de papa. Mais c'était des histoires d'adultes. Elle ne voulait pas croire sa maman quand elle disait des choses méchantes. Mais sa grande soeur, elle croyait tout ce que lui disait leur maman. La petite fille aux grands yeux trouvait ça dommage. Elle ne voulait pas savoir les raisons de maman, mais ça lui faisait beaucoup de mal de voir qu'elle faisait ça... Elle ne voulait pas choisir entre papa et maman. Elle les aimait tous les deux, même si elle ne comprenait pas maman. Maman avait un autre amoureux... D'ailleurs, la petite fille se demandait ce que ça faisait d'avoir un amoureux. Et pourquoi maman n'aimait plus papa. C'était encore un truc d'adulte. Mais ça lui faisait un peu mal tout de même...
"Mathilde, il est sept heures. Tu te réveilles ma puce ?
- Je suis déjà réveillée papa. Petit déjeuner ?
- Oui, je t'attends en bas ma puce. "
Mathilde se leva, doucement, enfila ses petits chaussons qu'elle aimait beaucoup, et descendit prendre son petit-déjeuner. Comme tous les jours, elle vit que son papa avait l'air un peu triste, comme éteint. Et puis, elle se souvint qu'elle avait des poux. Cette remarque la fit un peu paniquée, comme cette panique qui l'avait tenue éveillée toute la nuit. Elle se gratta la tête, se plaignit, et se calma grâce au câlin de son papa. Puis elle partie à l'école, fatiguée, mais certaine d'une seule chose : vivre comme un adulte, avec beaucoup de gens, c'était vraiment trop compliqué.
lundi 9 mai 2011
44.
Le soleil brille haut. Il fait ni trop chaud, ni trop froid. La fenêtre est grande ouverte, pour que je n'oublie pas qu'il y a un monde autour de moi. Je tente de m'accrocher à mes idées, mes grandes idées d'un monde un peu meilleur. "Change d'abord ta vie, puis le monde". Sauf que changer sa propre vie, trouver ses propres solutions, ce n'est pas facile. Résister à la pression de son maudit cerveau, à l'envie de fuir parce qu'on a peur, c'est dur.
Mais pour la première fois de ma vie, je suis fière de le dire, je tiens bon. Je fais face. J'ai fais un choix, je l'accepte, je l'assume. Je ne fuirai pas. Je resterai...
Pourtant, j'ai du mal. Intérieurement, ça lutte. Ca se débat pour sortir et faire mal. Détruire. Et pourtant, je démonte pas à pas cette machine destructrice qui est en moi depuis bien trop longtemps. Je tente de trouver des solutions. De faire face aux problèmes mineurs qui se posent à moi. Je tente de tenir bon. Je ne flancherai pas. Pas cette fois-ci. Je lutterai. Même si c'est dur, même si ça me donne envie de vomir. Même si le monde m'effraie aujourd'hui, pour je ne sais quelle raison. D'entendre le bruit dehors me fait peur. Mais je tiens bon. Je laisse la fenêtre ouverte, je ne fume pas trop. J'attend patiemment que l'angoisse parte.
J'attend son retour, comme une Pénélope. Sauf que moi, je sais qu'il reviendra dans quelques heures. Moi, je sais que je pourrais discuter avec lui. Il faut juste que ça se calme. Il faut juste que j'attende, que j'analyse comme toujours. Que je décortique. Et que je vois la réalité en face, quitte à la prendre de plein fouet. Assumer. Quitte à souffrir. Cette fois-ci, j'irai jusqu'au bout. Je mettrai mon cerveau de côté. Une bonne fois pour toutes.
Mais pour la première fois de ma vie, je suis fière de le dire, je tiens bon. Je fais face. J'ai fais un choix, je l'accepte, je l'assume. Je ne fuirai pas. Je resterai...
Pourtant, j'ai du mal. Intérieurement, ça lutte. Ca se débat pour sortir et faire mal. Détruire. Et pourtant, je démonte pas à pas cette machine destructrice qui est en moi depuis bien trop longtemps. Je tente de trouver des solutions. De faire face aux problèmes mineurs qui se posent à moi. Je tente de tenir bon. Je ne flancherai pas. Pas cette fois-ci. Je lutterai. Même si c'est dur, même si ça me donne envie de vomir. Même si le monde m'effraie aujourd'hui, pour je ne sais quelle raison. D'entendre le bruit dehors me fait peur. Mais je tiens bon. Je laisse la fenêtre ouverte, je ne fume pas trop. J'attend patiemment que l'angoisse parte.
J'attend son retour, comme une Pénélope. Sauf que moi, je sais qu'il reviendra dans quelques heures. Moi, je sais que je pourrais discuter avec lui. Il faut juste que ça se calme. Il faut juste que j'attende, que j'analyse comme toujours. Que je décortique. Et que je vois la réalité en face, quitte à la prendre de plein fouet. Assumer. Quitte à souffrir. Cette fois-ci, j'irai jusqu'au bout. Je mettrai mon cerveau de côté. Une bonne fois pour toutes.
jeudi 5 mai 2011
43.
La théorie de soi.
Dernièrement, j'ai passé mon stage bafa base. Une semaine éprouvante, loin de mon petit fiancé, loin de mon chez moi. Mais une semaine qui m'a ouvert les yeux.
Déjà, un projet d'écriture qui a prit forme grâce à Rain. Une soirée marrante en prime. Et une soirée avec un ami, ça n'a pas de prix.
De deux, la découverte de soi. Découverte d'une personne qui n'est pas du tout introverti, qui va vers les autres en se motiver un tant soi peu. Une personne souriante malgré tout. Et surtout, j'ai appris que je savais relativiser à un point énormissime. Prendre sur soi, ne pas s'énerver, et tenter de voir les choses différemment. A l'heure actuelle, j'en suis capable. Mais surtout, j'ai vu que je voulais donner de mon temps pour aider les autres. Je le savais déjà, mais pas à ce point.
Donc, j'en suis à la recherche d'un emploi. Puis après, d'une association pour aider les enfants défavorisés. Tout ça en organisant probablement mon mariage. Si c'est pas fantastique ! Je crois que je me suis réellement découverte au-delà de mes espérances. Je ne pensais pas être capable de gérer trois milles cinq cent choses à la fois. Et pourtant, si. Je suis capable de tout gérer. Et de me gérer moi. Surtout émotionnellement.
Et malgré mes multiples activités, j'ai trouvé le temps de lire. J'ai trouvé le temps de me poser des questions, de m'interroger, de trouver quelques réponses. De philosopher comme je sais le faire.
Je n'ai donc pas perdu mon temps.
Il me reste beaucoup de choses à réaliser. Il me manque à apporter du rêve, de la littérature, à beaucoup de gens. De leur montrer à quel point rêver et croire n'est pas si horrible. Ce qui est horrible, c'est de s'enfermer dans le train-train quotidien en renâclant, et sans se rendre compte que la vie, ce n'est pas ça. En fait, j'ai envie d'apporter un peu de moi à des enfants... Alors, on retrousse ses manches fictives, et on fonce !
Dernièrement, j'ai passé mon stage bafa base. Une semaine éprouvante, loin de mon petit fiancé, loin de mon chez moi. Mais une semaine qui m'a ouvert les yeux.
Déjà, un projet d'écriture qui a prit forme grâce à Rain. Une soirée marrante en prime. Et une soirée avec un ami, ça n'a pas de prix.
De deux, la découverte de soi. Découverte d'une personne qui n'est pas du tout introverti, qui va vers les autres en se motiver un tant soi peu. Une personne souriante malgré tout. Et surtout, j'ai appris que je savais relativiser à un point énormissime. Prendre sur soi, ne pas s'énerver, et tenter de voir les choses différemment. A l'heure actuelle, j'en suis capable. Mais surtout, j'ai vu que je voulais donner de mon temps pour aider les autres. Je le savais déjà, mais pas à ce point.
Donc, j'en suis à la recherche d'un emploi. Puis après, d'une association pour aider les enfants défavorisés. Tout ça en organisant probablement mon mariage. Si c'est pas fantastique ! Je crois que je me suis réellement découverte au-delà de mes espérances. Je ne pensais pas être capable de gérer trois milles cinq cent choses à la fois. Et pourtant, si. Je suis capable de tout gérer. Et de me gérer moi. Surtout émotionnellement.
Et malgré mes multiples activités, j'ai trouvé le temps de lire. J'ai trouvé le temps de me poser des questions, de m'interroger, de trouver quelques réponses. De philosopher comme je sais le faire.
Je n'ai donc pas perdu mon temps.
Il me reste beaucoup de choses à réaliser. Il me manque à apporter du rêve, de la littérature, à beaucoup de gens. De leur montrer à quel point rêver et croire n'est pas si horrible. Ce qui est horrible, c'est de s'enfermer dans le train-train quotidien en renâclant, et sans se rendre compte que la vie, ce n'est pas ça. En fait, j'ai envie d'apporter un peu de moi à des enfants... Alors, on retrousse ses manches fictives, et on fonce !
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